30 Aug

Google lance un programme de formation technologique et un fond pour l’Afrique

Google lance un programme de formation technologique et un fond pour l’Afrique

Alphabet Inc’s Google vise à former 10 millions de personnes en Afrique en compétences en ligne au cours des cinq prochaines années dans le but de les rendre plus employables, a déclaré son chef de la direction jeudi.

Le géant de la technologie des États-Unis espère également former 100 000 développeurs de logiciels au Nigéria, au Kenya et en Afrique du Sud, a déclaré un porte-parole de l’entreprise.

La promesse de Google a marqué l’expansion d’une initiative qu’elle a lancée en avril 2016 pour former les jeunes africains en compétences numériques. Il a annoncé en mars qu’il avait atteint son objectif initial de formation d’un million de personnes.

La société s’engage à préparer encore 10 millions de personnes pour des emplois dans le futur au cours des cinq prochaines années, a déclaré le chef de la direction de Google, Sundar Pichai, lors d’une conférence d’entreprise dans la capitale commerciale nigériane de Lagos.

Google a déclaré qu’il offrirait une combinaison de formation en personne et en ligne. Google a déclaré sur son blog qu’il réalise la formation en langues, y compris le swahili, le haoussa et le zoulou et essaie de faire en sorte qu’au moins 40 p. 100 des personnes formées soient des femmes. Il n’a pas dit combien coûte le programme.

L’Afrique, avec sa croissance rapide de la population, la chute des coûts de données et l’adoption massive de téléphones portables, ayant largement recours à un ordinateur personnel, est tentant pour les entreprises technologiques. Des dirigeants comme le président de Alibaba Group Holding Ltd Jack Ma ont également récemment visité des parties du continent.

Mais des pays comme le Nigéria, le Kenya et l’Afrique du Sud, que Google a déclaré qu’il viserait initialement pour sa formation aux développeurs mobiles, pourraient ne pas offrir autant d’opportunités que les entreprises chinoises et indiennes.

Les lacunes en matière de richesses engendrissent qu’une grande partie de la population dans des endroits comme le Nigeria a peu de revenus disponibles, alors que l’adoption mobile tend à favoriser des modèles de téléphones plus basiques. Combiné à de mauvaises infrastructures de télécommunications, cela peut signifier un ralentissement et moins de navigation sur Internet, dont les entreprises technologiques comptent pour gagner de l’argent.

Google a également annoncé son intention de fournir plus de 3 millions de dollars en financement sans frais, mentorat et espace de travail à plus de 60 start-ups africaines sur trois ans.

En outre, YouTube lancera une nouvelle application, YouTube Go, visant à améliorer la diffusion vidéo sur les réseaux lents, a déclaré Johanna Wright, vice-présidente de YouTube.

YouTube Go est testé au Nigeria en juin, et la version d’essai de l’application sera offerte dans le monde plus tard cette année, at-elle déclaré.

 

 

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23 Jul

Voici le premier zimbabwéen à concevoir et fabriquer un véhicule à moteur électrique et un hélicoptère hybride

Voici le premier zimbabwéen à concevoir et fabriquer un véhicule à moteur électrique et un hélicoptère hybride

Sangulani Chikumbutso dirige la société Saith Technology, spécialisée dans l’énergie et la communication. Le jeune inventeur, qui est né et a grandi à Kuwadzana, une banlieue résidentielle de Harare la capitale, déclare volontiers « défier les lois de la physique » dans le domaine de technologie. Zoom sur quatre inventions phares du prodige présentées au public.

L’hélicoptère hybride

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Conçu sur un modèle futuriste, cet hélicoptère dispose de deux sièges et utilise six types de carburants différents. Baptisé Saith Hex-Copter, il est doté d’un moteur à propulsion hybride. Pour la fabrication de son prototype, Sangulani Chikumbutso explique importer quelques pièces, notamment celles numériques et le graphite mais l’essentiel de la production est local. En dehors du graphite, un grand nombre de composants métalliques sont fabriqués avec des matériaux en aluminium et en acier. La caractéristique la plus novatrice de cet hélicoptère est certainement la technologie Fly-by-wire dont il est doté qui permet un contrôle manuel avec l’électronique, ce qui le rend plus léger en altitude.

La voiture électrique écologique

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La voiture mise au point par l’inventeur zimbabwéen a l’avantage d’être écologique, donc respectueuse de l’environnement, dans un contexte de réchauffement climatique. Elle est en effet équipée d’un moteur électrique qui utilise l’énergie verte mise au point lors de la fabrication du Greener Power Machine. Chikumbutso affirme ne pas avoir conçu le modèle du véhicule. Cependant, il en fait fabriquer la coque par des artisans, localement. Contrairement aux voitures électriques déjà commercialisées de par le monde, son invention n’a pas besoin d’être constamment chargée à partir d’une source d’électricité. Les cinq batteries spéciales dont elle est dotée produisent dès le démarrage la quantité d’énergie nécessaire pour rouler. La charge se poursuit en continu tant que le véhicule est en mouvement. Son pic de vitesse est de 90km/h.

Le drone de surveillance autonome

drone

Le drone intelligent Mesh IP sert à la fois à la surveillance et à la communication. Selon son concepteur, il est entièrement indépendant et peut se diriger de façon autonome, ce qui en fait un modèle unique. « La plupart des drones disposent de télécommandes pour effectuer des vols réguliers, mais très peu possèdent la fonction de pilote automatique. Le logiciel spécifique à cette fonction a été introduit à partir du Canada », précise t-il sur le site internet de Saith Technologies. Pour réaliser cette prouesse technologique, le jeune inventeur a entrepris de synchroniser numériquement les radars, moteurs, et capteurs. Le drone peut être programmé pour faire demi-tour en fonction des conditions climatiques ou en cas de recherches infructueuses.

La Greener Power Machine (GPM)

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Cette invention est, selon le site d’information blackfeelings.com, en passe de révolutionner le secteur de l’énergie. Fabriqué localement, ce générateur produit de l’énergie propre, 100 % écologique et a une capacité de 500000 Watts. Pour parvenir à ce résultat, l’inventeur zimbabwéen a utilisé la technologie radio. Novateur, ce générateur est conçu pour canaliser l’énergie qu’il produit et de la convertir en énergie électrique directement utilisable par les appareils électriques.

Avec toutes ces inventions, ce passionné d’électronique peut estimer avoir réalisé son rêve d’enfant. Lui qui ambitionnait de suivre les traces de son père mécanicien.

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23 Jul

un jeune étudiant kenyan invente un détecteur numérique d’alcoolémie qui bloque la voiture si nécessaire.

un jeune étudiant kenyan invente un détecteur numérique d’alcoolémie qui bloque la voiture si nécessaire.

Un jeune kényan, Alex Menjo, étudiant en 5ème année d’ingénierie de l’information et des télécommunications à l’Université Multimédia du Kenya (MMU), s’est illustré positivement avec son détecteur numérique d’alcoolémie qui bloque la voiture si nécessaire.

Cet outil, il l’a développé pour réduire le risque de survenue d’accidents de la circulation provoqués par la conduite en état d’ivresse au Kenya. Le système numérique, contrairement au test d’alcoolémie utilisé par la police routière nationale, empêche les conducteurs ivres de prendre le volant. Doté d’un analyseur d’haleine, cette innovation TIC convertit les données d’alcoolémie du conducteur, récoltées dans l’habitacle du véhicule, en impulsions électriques. Si la mesure du niveau d’alcoolémie est élevée, le système déclenche un capteur qui bloque le démarrage du moteur. Le moteur de la voiture ne pourra pas démarrer, aussi longtemps que le conducteur ivre sera derrière le volant et que son niveau d’ivresse, enregistré par le système, demeurera élevé.

Inspiré du test d’alcoolémie utilisé par les patrouilles de la police routière nationale, le système développé par Alex Menjo peut être fixé soit sur le volant, soit sur la portière du conducteur. Lorsque le moteur se bloque, l’innovation peut également émettre un signal de géolocalisation pour permettre au propriétaire du véhicule, si c’est un de ses proches, de le retrouver facilement.

D’après l’Autorité Nationale de la Sécurité des Transports (NTSA), plus de 1 602 personnes ont déjà perdu la vie, suite à des accidents de circulation au cours du premier semestre de cette année.

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16 Jun

La start-up africaine de la semaine : Timonn, une application ivoirienne pour combler le manque de petite monnaie

La start-up africaine de la semaine : Timonn, une application ivoirienne pour combler le manque de petite monnaie

Lancée le 1er janvier à Abidjan, l’application mobile Timonn tente de combler le manque de petite monnaie dans la capitale économique ivoirienne. Objectif de cette start-up : s’implanter dans le reste du pays et développer d’autres services.
« Y’a la monnaie ? » À Abidjan, la question se décline plusieurs fois par jour dans les épiceries, les pharmacies, mais surtout dans les transports collectifs. Dans la capitale économique ivoirienne comme dans le reste du pays, la petite monnaie est constamment recherchée. D’où l’idée de Barthélemy Kouamé, en 2014, de créer Timonn, application mobile permettant d’échanger de petites sommes d’argent avec les commerçants. Le principe : après avoir téléchargé l’application, les particuliers peuvent charger jusqu’à 5 000 F CFA ( 7,6 euros) sur leurs comptes dans un centre agréé. « Ils peuvent ensuite payer leurs petites courses chez les commerçants qui ont également téléchargé l’application, mais aussi se faire rembourser leur petite monnaie, comme s’il s’agissait d’avoirs numérisés qu’ils pourront ensuite utiliser ailleurs ou bien retirer », explique le fondateur de Timonn, Barthélemy Kouamé.
« L’idée n’est pas de remplacer la petite monnaie, mais de faciliter les paiements », ajoute l’ancien journaliste de Fraternité Matin. Avant de poursuivre, exemple à l’appui : « Sur une note de 58315 F CFA au supermarché, le consommateur pourrait ainsi payer 58 000 en billets, et virer les 315 F CFA restant via Timonn pour ne pas perdre sa monnaie ou devoir acheter quelque chose dont il n’avait pas besoin pour tomber sur un compte rond.
Disponible dans une quarantaine de commerces Abidjanais
Depuis son lancement le 1e janvier 2017, l’application − uniquement disponible sur Android − revendique plus de 10 000 téléchargements et un million de F CFA (1523 euros) d’avoirs numériques en circulation. « C’est encore peu, mais ce n’est qu’un début », veut croire l’ancien journaliste. Car pour l’heure, Timonn n’est utilisée que par une quarantaine de commerçants et établissements partenaires, dont quelques chauffeurs de taxi, une boîte de nuit, des établissements de photocopies, mais aussi plusieurs restaurants d’Abidjan.

16 Jun

Kiro’o Games lance un service de mentoring pour aider les start-up d’Afrique francophone à lever des fonds

Kiro’o Games lance un service de mentoring pour aider les start-up d’Afrique francophone à lever des fonds

Dans le cadre de son plan d’expansion, la start-up camerounaise Kiro’o Games, conceptrice du tout premier jeu vidéo made in Cameroun et promotrice du premier studio de jeux vidéo en Afrique centrale, annonce le lancement d’un service de mentoring destiné à partager avec les start-up d’Afrique francophone, son expérience en matière de levée de fonds.

« Malgré toute la vague de soutiens ‘’philosophiques’’ à l’entreprenariat sur le continent, les porteurs de projets d’Afrique francophone ne trouvent pas de financement. Kiro’o Games a donc décidé de partager son secret de levée de fonds avec tous les rejetés des systèmes financiers classiques (Banques notamment)»,précise la start-up camerounaise dans un communiqué officiel publié le 5 juin 2017.

Baptisé Kiro’o Rebuntu, ce nouveau service de Kiro’o Games, apprend-on, « prendra la forme d’un mentoring online dans un premier temps, avant de devenir un projet de fintech (finance technologique) plus important », souffle une source interne à Kiro’o Games.

Pour rappel, de 2013 à 2015, Kiro’o Games a réussi à lever 130 millions de francs Cfa chez plusieurs investisseurs internationaux, en inventant sa propre méthode de levée de fonds. C’est la raison pour laquelle le studio veut conseiller 10 000 autres porteurs de projet en Afrique, en partageant son expérience accumulée depuis plus de 13 ans.

22 May

Le premier robot policier anthropomorphe a rejoint la police de Dubaï

Le premier robot policier anthropomorphe a rejoint la police de Dubaï

C’est la première fois que des forces de l’ordre se dotent de robots anthropomorphes aux capacités étendus. Heureusement, ils ne seront pas armés. Pour le moment…

Il y a bien longtemps que les policiers robots ont envahi la fiction et la culture pop. La police de Dubaï s’apprête à mettre les premiers en service dans le monde réel et espère en construire assez pour que les robots constituent 25 % de ses forces en 2030. Vous avez dit flippant ?

Le premier robot policier a rejoint les rangs de la police dubaïote dimanche 21 mai. Beaucoup d’autres vont suivre dans les semaines à venir. Ils pèsent 100 kg pour 170 cm, sont équipés d’un détecteur d’émotions visant à identifier les gestes ou les signaux de mains, et peuvent percevoir les émotions et les expressions du visage.

Ces robocops – puisqu’il n’ont apparemment pas de nom officiel – auront pour mission de patrouiller dans les rues de la capitale des Émirats arabes unis pour débusquer des malfaiteurs, notamment grâce aux vidéos qu’ils seront constamment en train de prendre. Ils seront également capables d’aider les gens en cas de problème et de répondre à leurs demandes, notamment pour les touristes, puisqu’ils parleront neuf langues différentes.

En somme, c’est un assistant robotique et zélé que la police de Dubaï va se voir attribuer. Malgré les nombreuses utilisations que les polices du monde entier ont pu trouver aux robots, c’est la première fois qu’un anthropomorphe avec des capacités si étendues et un véritable rôle social rejoint et est traité à part entière comme un véritable policier.

L’arme, la ligne rouge

Mis à part la chair et le sang, qu’est-ce qui le différenciera des policiers humains ? Pour le moment, c’est la possibilité de poursuivre et d’arrêter des personnes. C’est néanmoins le but des autorités à terme.

“Nous voulons créer un robot totalement fonctionnel, qui peut travailler de la même manière qu’un officier”, affirme le brigadier Khalid Nasser Alrazooqi, directeur général du Smart Services Department de la police de Dubaï à CNN. Une plus grande dextérité, la capacité de courir ou capturer des criminels, c’est ce que veulent les autorités pour les robots de la police de Dubaï.

Et porter des armes ? “C’est une ligne rouge très sérieuse”, affirme le brigadier, soutenant que Dubaï ne s’engagera jamais sur ce chemin. L’entreprise espagnole en charge de la conception des robots policers, PAL Robotics, affirme également au site anglophone qu’ils ne construiront pas de projets à but militaire. Néanmoins, le directeur commercial de PAL reconnaît que le marché pourrait être particulièrement lucratif.

Et si un pays franchissait cette ligne rouge ? La Russie, avec son robot FEDOR, a créé un humanoïde de combat redoutable qui devrait rejoindre les rangs de l’armée avant 2021. Si l’un d’entre eux rejoignait la police, que se passerait-il en cas de soulèvement populaire particulièrement virulent ? On s’interroge.

Mais le problème n’est pas que moral : les intelligences artificielles construites à l’heure actuelle sont-elles capables d’assumer de telles responsabilités ? Jusqu’ici, les algorithmes et les IA utilisés par la justice et la police ont surtout montré à quel point leur jugement pouvait être biaisé par des stéréotypes.

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