07 Jun

Six solutions pour financer votre start-up

Six solutions pour financer votre start-up

Pour contourner les taux d’intérêt élevés proposés par les banques, les entrepreneurs du continent disposent de leviers alternatifs.
Etape clé du développement des entreprises, la recherche de financements relève souvent du parcours du combattant pour les start-up africaines. En cause notamment, un secteur bancaire inadapté et un système d’aide à l’innovation à l’état de chantier.
Sur la zone francophone, les taux d’intérêt des prêts consentis par les banques commerciales oscillent entre 10 % et 17 %. Un tarif prohibitif pour les entrepreneurs qui souhaitent passer d’une idée à un produit sans risquer le surendettement. En Afrique, les subventions nationales à l’innovation restent quant à elles très rares et passent, le plus souvent, par des bailleurs extérieurs.

A l’occasion des Journées nationales des diasporas africaines (JNDA), les 31 mars et 1er avril à Bordeaux, en France, un panel d’experts a examiné quelques solutions de financement. Tour d’horizon en cinq solutions.

  • Les prêts à taux zéro

Pour répondre aux défaillances du système bancaire, des programmes de prêts à taux zéro font leur apparition sur le continent. C’est le cas de la plateforme de financement du programme Afrique Innovation. « Doté de 550 000 euros par l’Agence française de développement [AFD], ce programme prévoit un remboursement en différé pour les entrepreneurs qui peuvent emprunter entre 10 000 et 30 000 euros », explique Eva Sow Ebion, chargée de communication pour le CTIC de Dakar, un incubateur d’entreprises spécialisé dans les technologies de l’information et de la communication (TIC).
Une « solution pansement », au regard de la vitalité du secteur, regrette toutefois un entrepreneur français implanté en Afrique : « Lever les 10 000 à 30 000 euros qui vous permettent de vous lancer reste le plus difficile. A ce stade, les fonds d’investissement ne s’intéressent pas encore à vous. »

  • Les fonds d’amorçage et de capital-risque

A différentes étapes de leur développement, les start-up peuvent recourir à des fonds d’investissement. Premier levier, les fonds d’amorçage se destinent à des entreprises encore en manque d’argent pour finaliser leur produit et dont le chiffre d’affaires est égal à zéro. Sur ce modèle, le fonds Teranga Capital, cofondé par Omar Cissé et Olivier Furdelle au Sénégal et doté au départ de 4,9 millions d’euros, soutient les start-up innovantes en phase d’amorçage avant d’entrer dans leur capital.
Les fonds de capital-risque, eux, interviennent le plus souvent en phase intermédiaire, pour les start-up présentant des perspectives de vente. Portés par des acteurs publics ou privés en quête d’avantages fiscaux et de débouchés commerciaux en Afrique, les fonds lient de plus en plus leur destin à celui des incubateurs du continent. Au Ghana, l’incubateur technologique Meltwater Entrepreneurial School of Technology (MEST) a ainsi lancé en 2016 son propre fonds de capital-risque à destination des start-up africaines.

  • Les « business angels »

Quoique à l’état embryonnaire, le recours aux business angels, de grandes fortunes prêtes à investir dans un projet en échange d’avantages fiscaux, est une option de plus en plus courue par les entrepreneurs africains. Certains noms circulent, comme celui de Karim Goudiaby, patron franco-sénégalais du site de colocation Appartager, rentré fin décembre 2016 au capital d’Afrikrea, un site d’e-commerce consacré à la mode africaine.
Impulsée au Nigeria, la mise en réseau des business angels africains s’affirme également en Afrique francophone, comme le montrent les groupements Cameroon Angels Network et Ivoire Business Angels. Faute de mesures fiscales suffisamment incitatives, « la tendance reste timide », concède toutefois Eva Sow Ebion.

  • L’argent levé à l’étranger par la diaspora

Pour financer une start-up, les talents issus de la diaspora ont un accès privilégié aux ressources des pays dans lesquels ils vivent. Certains ont ainsi eu recours aux fonds d’amorçage proposés par des institutions publiques, notamment en France. C’est le cas de Ndiata Kalonji : en 2009, cet ingénieur congolais (RDC) a fondé l’entreprise Saooti, basée à Rennes et spécialisée dans la conception de webradios participatives.
Lors du lancement du projet, Ndiata Kalonji a bénéficié d’un prêt de 50 000 euros versé par Oseo, l’un des ancêtres de BPI France, une banque d’investissement publique chargée de soutenir les start-up. « Juste assez d’argent pour embaucher, créer notre prototype et partir à la conquête d’investisseurs. » La crédibilité gagnée en Europe lui a ensuite permis de convaincre directement Orange de devenir à la fois le premier client et le premier financeur d’un projet tourné vers l’Afrique : Mezaa.org, une plateforme de contenus produits pour les radios africaines.
Lire aussi :   Des start-up au secours de l’éducation kényane

  • Le financement participatif

De nombreuses start-up africaines ont recours au financement participatif pour compléter leurs fonds propres. C’est le cas des ingénieurs burkinabés créateurs du projet Faso Soap, à l’origine d’un savon anti-moustique, qui ont pu collecter 70 000 euros en un an à travers la plateforme Ulule. De quoi couvrir le coût des tests pratiqués sur les premiers savons.
Dans le domaine du financement participatif en Afrique, le secteur de la téléphonie mobile joue un rôle déterminant pour pallier les faibles taux de bancarisation. Avec des taux de pénétration du téléphone portable supérieurs à 110 % pour certains pays de la zone francophone, le développement de plateformes de crowdfunding alimentées par le crédit mobile ne cesse de gagner de l’ampleur.

  • Les concours et bourses

De plus en plus nombreux en Afrique, les accélérateurs et incubateurs de start-up multiplient les partenariats avec des entreprises mettant à disposition des porteurs de projets des bourses d’amorçage. C’est le cas du CTIC de Dakar, qui a lancé en 2015 le programme BuntuTeki en collaboration avec l’opérateur de téléphonie Tigo, avec pour objectif d’appuyer une dizaine de projets par an.

Source

22 May

Le premier robot policier anthropomorphe a rejoint la police de Dubaï

Le premier robot policier anthropomorphe a rejoint la police de Dubaï

C’est la première fois que des forces de l’ordre se dotent de robots anthropomorphes aux capacités étendus. Heureusement, ils ne seront pas armés. Pour le moment…

Il y a bien longtemps que les policiers robots ont envahi la fiction et la culture pop. La police de Dubaï s’apprête à mettre les premiers en service dans le monde réel et espère en construire assez pour que les robots constituent 25 % de ses forces en 2030. Vous avez dit flippant ?

Le premier robot policier a rejoint les rangs de la police dubaïote dimanche 21 mai. Beaucoup d’autres vont suivre dans les semaines à venir. Ils pèsent 100 kg pour 170 cm, sont équipés d’un détecteur d’émotions visant à identifier les gestes ou les signaux de mains, et peuvent percevoir les émotions et les expressions du visage.

Ces robocops – puisqu’il n’ont apparemment pas de nom officiel – auront pour mission de patrouiller dans les rues de la capitale des Émirats arabes unis pour débusquer des malfaiteurs, notamment grâce aux vidéos qu’ils seront constamment en train de prendre. Ils seront également capables d’aider les gens en cas de problème et de répondre à leurs demandes, notamment pour les touristes, puisqu’ils parleront neuf langues différentes.

En somme, c’est un assistant robotique et zélé que la police de Dubaï va se voir attribuer. Malgré les nombreuses utilisations que les polices du monde entier ont pu trouver aux robots, c’est la première fois qu’un anthropomorphe avec des capacités si étendues et un véritable rôle social rejoint et est traité à part entière comme un véritable policier.

L’arme, la ligne rouge

Mis à part la chair et le sang, qu’est-ce qui le différenciera des policiers humains ? Pour le moment, c’est la possibilité de poursuivre et d’arrêter des personnes. C’est néanmoins le but des autorités à terme.

“Nous voulons créer un robot totalement fonctionnel, qui peut travailler de la même manière qu’un officier”, affirme le brigadier Khalid Nasser Alrazooqi, directeur général du Smart Services Department de la police de Dubaï à CNN. Une plus grande dextérité, la capacité de courir ou capturer des criminels, c’est ce que veulent les autorités pour les robots de la police de Dubaï.

Et porter des armes ? “C’est une ligne rouge très sérieuse”, affirme le brigadier, soutenant que Dubaï ne s’engagera jamais sur ce chemin. L’entreprise espagnole en charge de la conception des robots policers, PAL Robotics, affirme également au site anglophone qu’ils ne construiront pas de projets à but militaire. Néanmoins, le directeur commercial de PAL reconnaît que le marché pourrait être particulièrement lucratif.

Et si un pays franchissait cette ligne rouge ? La Russie, avec son robot FEDOR, a créé un humanoïde de combat redoutable qui devrait rejoindre les rangs de l’armée avant 2021. Si l’un d’entre eux rejoignait la police, que se passerait-il en cas de soulèvement populaire particulièrement virulent ? On s’interroge.

Mais le problème n’est pas que moral : les intelligences artificielles construites à l’heure actuelle sont-elles capables d’assumer de telles responsabilités ? Jusqu’ici, les algorithmes et les IA utilisés par la justice et la police ont surtout montré à quel point leur jugement pouvait être biaisé par des stéréotypes.

Source

 

22 May

Ces panneaux solaires imprimables ont tout pour démocratiser le recours aux énergies renouvelables

Ces panneaux solaires imprimables ont tout pour démocratiser le recours aux énergies renouvelables

Des chercheurs australien ont conçu une gamme de panneaux solaires imprimables, beaucoup moins chers et plus facilement transportable. Une révolution en devenir ?

Possédez-vous un panneau solaire sur votre toit ? Probablement pas. Pourquoi ? Le coût. Trop cher. Malgré les possibilités écologiques qu’offre cette technologie, elle reste difficilement abordable pour la plupart des ménages. Mais ça va changer.

Et si vous découvriez une technologie de panneaux solaires moins chère et capable de produire de l’énergie en grande quantité ? Certains pensent que les panneaux solaires imprimés – littéralement imprimés – pourraient permettre d’ouvrir la voie vers un futur où l’énergie renouvelable serait accessible à tout le monde.

panneauxpage

À la tête du front de défense de la démocratisation des panneaux solaires, on trouve Paul Dastoor, chercheur de l’université de Newcastle, en Australie. Lui et son équipe en sont au stade final de tests sur leurs panneaux imprimables au sein de leur université, qui est l’un des trois sites mondiaux où ils sont testés.

“Ils sont totalement différents des panneaux solaires classiques, qui sont larges, lourds et encastrés dans du verre large de 10 millimètres. Nous imprimons nos panneaux sur des films plastiques qui font moins de 0,1 millimètre de largeur”, affirme Paul Dastoor. Un autre des avantages de ces panneaux, c’est qu’en lumière moyenne ou faible, ils arrivent à produire plus d’énergie que les photovoltaïques classiques. “Ce qui signifie que je m’en fiche un peu de côté où est tourné le panneau, j’ai simplement à le poser.”

Trop beau pour être vrai ? Pas forcément. Paul Dastoor espère que le produit pourra être imprimé à grande échelle pour un coût de moins de 8 dollars américains par unité, ce qui n’est vraiment, vraiment pas cher. En comparaison, le panneau solaire de Tesla, l’un des moins chers du marché, coûte 235 dollars l’unité à l’achat.

Néanmoins, il faudra bien plus de “panneaux de Newcastle” que ceux produits par Tesla pour remplir un toit. Puis le produit est encore en phase de test. “Nous avons rempli une centaine de mètres de toit de panneaux solaires imprimés et désormais, nous les testons en conditions climatologiques réelles”, continue le chercheur.

Au niveau de la fabrication, ces panneaux sont faits de polytéréphtalate d’éthylène (couramment appelé PET), qui est un plastique de polyester saturé. Son créateur assure qu’ils sont “incroyables robustes” – ça reste à vérifier – et sont entièrement recyclables.

Avec un peu de chance, on en aura bientôt tous sur notre toit.

Source: Mashable

22 May

Débloquer le potentiel des entrepreneurs africains pour accélérer la transformation industrielle en Afrique, affirme l’African Economic Outlook 2017

Débloquer le potentiel des entrepreneurs africains pour accélérer la transformation industrielle en Afrique, affirme l’African Economic Outlook 2017
Les gouvernements africains doivent intégrer l’esprit d’entreprise plus pleinement dans leurs stratégies d’industrialisation, selon les Perspectives économiques africaines (AEO) 2017, diffusées aujourd’hui, le 22 mai 2017 lors de la 52e réunion annuelle du Groupe de la Banque africaine de développement.

En 2016, la croissance économique de l’Afrique a ralenti pour s’établir à 2,2%, contre 3,4% en 2015 en raison de la faiblesse des prix des produits de base, de la faible reprise mondiale et des conditions météorologiques défavorables, ce qui a eu une incidence sur la production agricole dans certaines régions. Cependant, on s’attend à ce qu’il se retrouve à 3,4% en 2017 et à 4,3% en 2018. Cela suppose que, à mesure que les prix des produits de base se redressent, l’économie mondiale sera renforcée et les réformes macroéconomiques nationales sont enracinées.

En fait, il existe des développements prometteurs à travers le continent. La croissance de l’Afrique repose de plus en plus sur les sources nationales, comme en témoigne la consommation dynamique privée et gouvernementale qui a combiné, a représenté 60% de la croissance en 2016. Cette croissance coïncide également avec les progrès dans le développement humain: 18 pays africains ont atteint des niveaux moyens ou élevés de développement humain D’ici 2015. Enfin, les investissements directs étrangers, attirés par les marchés émergents du continent et l’urbanisation rapide, se sont élevés à USD 56,5 milliards en 2016 et devraient atteindre USD 57 milliards en 2017. Ces investissements se sont diversifiés du secteur des ressources naturelles à la construction, Les services financiers, la fabrication, les transports, l’électricité et les technologies de l’information et de la communication.

“Bien que les vents économiques en vigueur au cours des deux dernières années semblent avoir modifié le« récit africain en hausse », nous croyons fermement que le continent reste résilient, les économies non dépendantes des ressources ayant une croissance plus élevée pour un sort beaucoup plus long. Avec les secteurs privés dynamiques, l’esprit d’entreprise et les vastes ressources, l’Afrique a le potentiel de croître encore plus rapidement et plus inclusivement “, a déclaré Abebe Shimeles, directeur intérimaire, politique macroéconomique, département de prévisions et recherche, à la Banque africaine de développement.

Pourtant, les progrès restent inégaux. Les gouvernements africains doivent pousser leur agenda pour la création d’emplois avec des politiques plus ambitieuses et adaptées. Malgré une décennie de progrès, 54% de la population dans 46 pays africains sont encore prisonniers de la pauvreté dans de multiples dimensions: la santé, l’éducation et le niveau de vie. Et les demandes de meilleures opportunités d’emploi sont la principale raison de la poursuite des manifestations publiques, ayant motivé un tiers de toutes les manifestations publiques entre 2014 et 2016 – bien que dans un contexte de diminution des troubles civils. Avec la taille de la main-d’œuvre susceptible d’augmenter de 910 millions entre 2010 et 2050, la création de plus et de meilleurs emplois restera le principal défi pour les décideurs africains.

“La clé du succès du développement en Afrique est de favoriser la culture émergente de l’esprit d’entreprise, d’utiliser les mots célèbres de Hernando De Soto,” el otro sendero “(l’autre chemin) pour le développement; Un chemin qui peut déclencher une créativité à haut indice d’octane et transformer les opportunités en réalisations phénoménales “, a déclaré Abdoulaye Mar Dieye, directeur régional pour l’Afrique au Programme des Nations Unies pour le développement.

Pour transformer le défi d’une croissance démographique plus élevée en une opportunité, la réussite de la nouvelle révolution industrielle africaine est primordiale. Aujourd’hui, vingt-six pays africains ont mis en place une stratégie d’industrialisation. Mais la plupart de ces stratégies ont tendance à souligner le rôle des grandes entreprises manufacturières au détriment des entrepreneurs dans les secteurs susceptibles de créer une forte croissance et d’emplois, y compris les entreprises en démarrage et les petites et moyennes entreprises. Les entreprises de moins de 20 employés et moins de cinq ans d’expérience fournissent la majeure partie des emplois dans le secteur formel de l’Afrique. En outre, l’avènement des technologies numériques et des nouveaux modèles commerciaux est en train de masquer les frontières entre la fabrication – qui rebondit maintenant à 11% du PIB de l’Afrique – et le secteur des services. Les stratégies d’industrialisation doivent donc soutenir d’autres secteurs où les économies africaines ont un avantage comparatif, comme les agro-entreprises, les services échangeables et les énergies renouvelables. Les nouvelles stratégies doivent éviter de dépendre des entreprises qui ne sont pas respectueuses de l’environnement.

“Les économies africaines ne peuvent pas perdre leur prochaine transformation de la production. Les entrepreneurs devraient être des acteurs principaux dans le parcours de l’Afrique dans la quatrième révolution industrielle “, a déclaré Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de l’OCDE et conseiller spécial du secrétaire général de l’OCDE pour le développement.

D’après les Perspectives, l’Afrique possède un potentiel élevé non exploité pour l’esprit d’entreprise. Dans 18 pays africains pour lesquels des statistiques sont disponibles, 11% de la population en âge de travailler ont mis en place leurs propres entreprises pour exploiter des opportunités commerciales spécifiques. Ce niveau est plus élevé que dans les pays en développement d’Amérique latine (8%) et en Asie (5%). Cependant, peu d’entre eux investissent dans des secteurs à forte croissance, utilisent plus de travailleurs ou introduisent des innovations sur les marchés. Pour transformer leur dynamisme en un moteur de l’industrialisation, les gouvernements africains peuvent améliorer les compétences des travailleurs pour améliorer l’efficacité des grappes d’entreprises – comme les parcs industriels et les zones économiques spéciales – et accroître l’accès au financement, avec des crédits plus abordables et des instruments plus innovants pour Petites et jeunes entreprises.

Chapitre 3: Politiques commerciales et intégration régionale en Afrique

Le commerce en Afrique et ses relations commerciales avec le reste du monde changent rapidement. Ce chapitre de cinq sections se concentre sur la diversification des partenaires commerciaux et des produits africains et sur le potentiel de progrès. Il évalue les développements économiques mondiaux, explique les huit communautés économiques régionales, leurs politiques et initiatives d’intégration, et fournit des idées sur la façon dont le secteur privé africain peut maximiser les opportunités offertes par les chaînes de valeur régionales et mondiales.

Au fur et à mesure que le monde évolue en un seul marché mondial hautement interconnecté, la prospérité ne dépend plus que de la productivité d’un pays, mais aussi du choix stratégique des partenaires commerciaux, de l’exportation de produits et de politiques. La croissance de l’Afrique ces dernières années a été aidée par les progrès du commerce, des politiques, de l’environnement réglementaire et de l’intégration régionale.

Cependant, l’impact généralisé et inégal des chocs sur les prix des produits de base et les critiques du système commercial mondial augmentent l’incertitude quant à l’avenir. Les pays doivent faire le meilleur usage de la mondialisation en diversifiant leur commerce loin des ressources et en augmentant le commerce en Afrique. Les changements économiques et politiques en Chine et aux États-Unis auront des effets variables sur le commerce de l’Afrique, mais pour contrer les risques, le continent doit mener des réformes structurelles et réglementaires, améliorer les politiques et le climat des investissements, approfondir l’intégration régionale et maintenir son engagement à se réformer. Les communautés économiques régionales de l’Afrique contribuent à renforcer les économies et à renforcer la résilience face aux chocs mondiaux. Par conséquent, un engagement politique renforcé, en particulier au niveau national, est nécessaire pour actualiser les accords d’intégration régionale. La zone de libre-échange continentale proposée pourrait générer d’importants gains du commerce et renforcer d’autres objectifs de développement.

Les Perspectives économiques africaines sont produites annuellement par la Banque africaine de développement (BAfD), le Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
18 May

La BEI finance des PME en Afrique de l’Est et en RDC

La BEI finance des PME en Afrique de l’Est et en RDC

La Banque européenne d’investissement (BEI) a signé deux nouvelles lignes de crédit pour l’Afrique de l’Est, d’un montant total de 95 millions d’euros. Les fonds serviront à financer des projets des PME au Kenya, en Tanzanie, en RDC et en Ouganda.

La BEI, le plus grand emprunteur et prêteur multilatéral au monde, a signé une ligne de crédit de 75 millions d’EUR avec Equity Bank, les fonds étant destinés à trois des filiales de la banque kényane : 36 millions d’euros iront à Equity Tanzania, 20 millions à Procredit RDC et 19 millions d’euros à Equity Ouganda. Selon le communiqué de la banque européenne, les fonds seront rétrocédés en dollars US ou dans les monnaies locales avec pour objectif de contribuer à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté.
En outre, indique la BEI, le groupe Equity bénéficiera d’un programme d’assistance technique de 2 millions d’euros, financé par la BEI pour appuyer sa stratégie de transformation des succursales en centres d’affaires pour les PME. James Mwangi, PDG du groupe Equity, a estimé que cette ligne de crédit de 75 millions d’euros va permettre à la banque de soutenir jusqu’à 1000 entreprises régionales, qui bénéficieront chacune d’un prêt moyen de près de 100 000 dollars. « Nous aiderons ainsi les entreprises locales à se développer et à s’imposer sur le marché régional et favoriserons l’intégration et le commerce transfrontalier », a-t-il fait savoir.
Pour sa part, Pim van Ballekom, vice-président de la BEI responsable des opérations en Afrique de l’Est, a fait savoir que les lignes de crédit signées profiteront non seulement à la population du Kenya, mais également à celle des pays voisins. « La BEI est déterminée à soutenir les banques kényanes dans l’octroi de crédits à la population jeune et croissante de la région. De plus en plus, le Kenya devient un pôle important dans la région à de nombreux niveaux et, en tant que banque, nous devons envisager cette situation d’une manière très simple : il y a une population jeune et croissante qui représente un énorme potentiel, et il faut des crédits pour soutenir cette dynamique », a-t-il indiqué.

 

Financement des entreprises privées

Par ailleurs, fait-on savoir à la BEI, une ligne de crédit de 20 millions d’euros a été signée avec l’institution financière kényane HFC Limited dans le cadre du mécanisme pour le financement des entreprises privées d’Afrique centrale et orientale mis en place par la BEI. Cette ligne de crédit, explique-t-on, permettra à HFC de fournir les financements à long terme indispensables à des entreprises privées et des entités du secteur public marchand dans des secteurs productifs au Kenya, dans le droit fil des priorités européennes et nationales en matière de développement.

HFC bénéficiera en outre d’un programme d’assistance technique financé par la BEI visant à renforcer sa capacité dans le cadre de sa stratégie. « Je constate avec fierté que le succès du financement initial apporté par la BEI a ouvert des possibilités supplémentaires et nous nous félicitons de bénéficier de 20 millions d’EUR de plus, un appui qui constitue sans nul doute la reconnaissance de l’impact qu’a HFC sur le secteur des PME. Ces nouvelles ressources seront utilisées pour financer le fonds de roulement et l’élargissement de notre clientèle grandissante de PME », a déclaré Sam Waweru, directeur général de HFC.

Assistance technique aux PME

Depuis septembre 2014, indique la BEI, les lignes de crédit dans la région sont complétées par un programme d’assistance technique de 5 millions de dollars destiné à soutenir les intermédiaires financiers et les PME sur une période de trois ans. Le programme est prolongé pour trois années depuis avril 2017, pour 4,7 millions de dollars supplémentaires.
Sa coordination est assurée à partir de Nairobi, avec une présence permanente de consultants au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Rwanda. Au cours des sept dernières années, la BEI a fourni plus de 300 millions de dollars au moyen de lignes de crédit pour les entreprises kényanes. Les fonds ont bénéficié à près de 800 de ces entreprises et ont permis de créer plus de 9 000 emplois nouveaux dans l’agriculture, l’éducation, les transports, le tourisme, le commerce et d’autres secteurs.
16 May

Liste d’idées pour lancer une petite entreprise sans s’y connaitre en informatique

Liste d’idées pour lancer une petite entreprise sans s’y connaitre en informatique

Créer une petite entreprise est un rêve pour beaucoup de gens. Cependant, il est très important d’envisager et de planifier bien avant de commencer, car toute entreprise, qu’elle soit grande ou petite, implique un peu d’argent. Il est nécessaire de créer une petite entreprise qui vous intéresse.

Petites entreprises : Idées

Assistant virtuel

C’est l’une des possibilités populaires pour les petites entreprises ces derniers temps. L’assistant virtuel fait des relations d’affaires avec les entreprises et leur donner une assistance administrative ou technique, par téléphone, email, fax, etc. Ce type d’entreprise peut être lancé depuis la maison et le salaire dépend du nombre de clients que vous avez.

Rédacteur

Si vous aimez écrire et de penser que vous êtes bon dans ce domaine, vous pouvez démarrer une petite entreprise spécialisée dans la rédaction. De nos jours non seulement des journaux, mais aussi propriétaires de sites Web peuvent lancer des journaux ou magazines sur internet. Vous pouvez également démarrer une agence, où vous offrez la rédaction de contenu et de services de rédaction pour les autres entreprises de publicité et de presse.

Centre de garderie

De nos jours, comme la plupart des couples ont leur propre carrière, il y a un besoin constant de personnes pour s’occuper des enfants. Dans un tel scénario, commencer une garderie serait une bonne idée d’entreprise. Vous pouvez soit commencer un centre dans votre domicile ou la possibilité de louer ou d’acheter une propriété.

Organisateur de mariage

Création d’une entreprise en tant que planificateur de mariage est une idée d’entreprise lucrative. Le travail d’un planificateur de mariage est de planifier et d’organiser la cérémonie de mariage dans son ensemble, ainsi que la réception. Bien qu’il soit un travail exigeant, si vous avez de bonnes aptitudes organisationnelles, ce serait l’entreprise qui vous convient.

Ouverture d’un magasin de détail

Une entreprise du commerce de détail peut aussi être une bonne option pour les petites entreprises. Vous pouvez choisir à partir d’une variété d’options dans ce domaine qui comprend l’épicerie, une boutique de fleurs, vêtements, etc.

Entreprise de coaching

Avec la demande pour les entraîneurs dans différents domaines, devenir un entraîneur serait une bonne idée pour les gens qui veulent démarrer leur propre entreprise. Vous pouvez commencer votre propre centre de formation selon vos connaissances et votre expertise. Par exemple, si vous êtes un ingénieur en informatique, vous pouvez commencer à donner des cours en informatique dans un institut et de transmettre des connaissances informatiques à des gens qui sont intéressés.

Beaucoup de gens ont peur de créer leur entreprise parce qu’il y a un risque énorme impliqué dans les petites entreprises et aussi parce qu’elles ne donnent pas une sécurité d’emploi à la personne. Cependant, il est important de se rappeler que pour rendre une entreprise florissante, la première chose qu’on a besoin, c’est croire que notre entreprise va réussir.

En voici quelques unes à forte revenue, si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas de les décrire afin que d’autres entrepreneurs comme vous puissent apprendre de vous.