10 Jul

En Afrique un entrepreneur sur quatre est une entrepreneuse

En Afrique un entrepreneur sur quatre est une entrepreneuse

S’il s’agit d’un défi qui concerne tous les pays du monde, l’Afrique, et particulièrement l’Afrique subsaharienne, a tout à gagner à ce que ses femmes créent leur propre environnement et définissent leurs propres règles, afin d’être en mesure de choisir la vie qu’elles veulent mener.

L’Afrique, premier continent de l’entrepreneuriat féminin

La femme africaine est, depuis toujours, une entrepreneuse dans l’âme. Résolue à affronter les difficultés, elle incarne l’espoir, le courage et l’envie de se battre pour subvenir aux besoins de sa famille et de sa communauté.

Cela se sait encore trop peu, mais l’Afrique est le premier continent de l’entrepreneuriat féminin : une femme sur quatre y crée une entreprise. En Afrique subsaharienne, les femmes représentent même 27% des entrepreneurs. Il s’agit du taux le plus élevé à l’échelle mondiale. La pénurie d’emplois, obligeant de nombreuses personnes à se battre pour créer leurs propres opportunités, et le fait que le continent soit face à diverses problématiques encore non résolues dans différents domaines d’activités, expliquent cette multiplication de femmes entrepreneurs en Afrique.

Les femmes du continent ont de l’ambition à revendre

Beaucoup d’entre-elles souhaitent faire grandir leur business au-delà même des frontières régionales et nationales et visent désormais les niveaux panafricains et internationaux. Si aucun secteur n’échappe à leurs ambitions – agriculture, éducation, santé, énergie – c’est bien l’avènement des nouvelles technologies et d’Internet qui constitue le premier vivier d’activité pour les entrepreneuses africaines.

Selon une étude réalisée par McKinsey, Internet pourrait contribuer au PIB annuel du continent africain à hauteur de 300 milliards de dollars d’ici 2025.

Près de 70 millions de smartphones équipent déjà la population africaine, souvent très jeune.

Cette présence technologique ouvre de nombreuses opportunités pour les entrepreneurs, dans les domaines de la e-santé, de l’e-éducation ou des systèmes de paiement par téléphone mobile : en 2025, six Africains sur dix pourraient avoir accès à des services de banque en ligne. Et cela, les femmes africaines l’ont bien compris, elles qui sont de plus en plus nombreuses à se former dans ce domaine d’avenir et à capitaliser sur le digital afin de proposer des solutions innovantes. Le Web, le mobile et les réseaux sociaux permettent également à ces femmes de ne pas limiter leurs contacts et la commercialisation de leurs produits aux seuls marchés locaux.

De nombreux freins à surmonter

Ces beaux succès ne doivent pas faire oublier les freins, encore nombreux, qui se dressent sur la route des entrepreneuses africaines. Pour soutenir leurs ambitions, l’Afrique doit favoriser un meilleur accès à l’éducation et à l’information sur l’entrepreneuriat, travailler à supprimer les barrières que constituent encore certaines mentalités et traditions coutumières, donner une meilleure image de la femme en tant que chef d’entreprise.

L’entrepreneuriat féminin constitue aussi une chance de changer les règles de sociétés encore fortement marquées par le patriarcat. Créer leur propre business permet aux femmes africaines d’imposer leur manière de mener des affaires.

Si les femmes africaines ont fait leur la révolution numérique, à l’heure actuelle, les investisseurs continuent de privilégier les secteurs traditionnels comme l’industrie minière ou l’exploitation des ressources naturelles. Pour attirer les investisseurs, de plus en plus nombreux à venir sur le continent, les femmes d’Afrique doivent également être mieux formées aux domaines du marketing, des ressources humaines ou de la finance.

Enfin, tant que la lutte contre les violences faites aux femmes ne sera pas élevée au rang de priorité, les efforts pour encourager l’entrepreneuriat des femmes africaines ne porteront pas les fruits escomptés.

En République Démocratique du Congo comme ailleurs, les femmes sont aujourd’hui des acteurs de développement incontournables

Les gouvernements africains doivent favoriser leur pleine autonomie, et construire des projets de carrière pour leur avenir. Cet effort ne pourra que contribuer au développement de l’ensemble du continent. En Afrique plus qu’ailleurs, et pour paraphraser Aragon, la femme est l’avenir de l’homme.

 

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26 Jun

Malcolm Lumbala: le congolais qui transforme l’humidité en eau potable

Malcolm Lumbala: le congolais qui transforme l’humidité en eau potable

Il ne se passe plus un jour sans qu’un jeune africain innove, invente ou entreprend. Aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique a besoin de ce visage neuf. L’Afrique doit penser local et agir local s’il faut la développer et espérer de pouvoir absorber ces millions de jeunes africains en âges de travailler.
Cette vision des choses, Malcolm Lumbala, jeune congolais de à peine 26 ans en a fait un leitmotiv. Il rêve d’une grande Afrique et c’est donc tout naturellement qu’il embrasse le monde de l’’entrepreneuriat où, depuis quelques années il essaye de résoudre les problèmes d’eau ce grand fléau dont souffre l’Afrique.

Nous l’avons rencontré pour vous.

H : Et si tu te présentais en quelques mots ?
M Lumbala : Malcolm Lumbala, j’ai 26 ans. Je suis fondateur et directeur général de la société “The Pure Water Tech” basée à Londres. J’ai fait mes études de commerce en France, au Canada, en Angleterre et j’ai fini aux États-Unis. C’est grâce au basketball, que je faisais en parallèle à mes études, que j’ai pu voyager.

H : Qu’est ce qui rend votre entreprise des eaux particulière, différente des autres ?
M Lumbala : Nous avons une nouvelle technologie qui arrive à capturer l’humidité de l’air ambiant pour la transformer en eau potable. Nous avons une gamme de produits qui va de 20 à 20 000 litres d’eau potable par jour. Nous avons 5 distributeurs en Afrique mais nous travaillons aussi avec certains gouvernements africains pour proposer cette technologie qui va servir à aider la population.

H : D’ après votre présentation, vous étiez destiné au basketball, d’où vous vient cette idée de génie ?
M Lumbala : J’étais dans un appartement au Canada où il y avait beaucoup d’humidité et on m’a dit d’acheter un humidificateur. Au bout de 2 heures, la cuve était remplie de plus de 3 litres et toutes les 2 heures, je jetais au moins 3 litres d’eau. C’est à partir de là que tout a commencé. Je me suis dit que toute cette eau gaspillée pouvait sans doute être recyclée en eau potable. J’ai pris contact avec des ingénieurs, on a fait des recherches, développé le produit et on a dû le présenter à plusieurs ministères de la santé pour pouvoir obtenir les autorisations pour les exploitations, car il s’agit évidemment d’un secteur très contrôlé.

H : Et cette eau que vous récupérez est-elle destinée à une consommation alimentaire ? pouvons-nous la boire ?
M Lumbala : Oui, l’eau que l’on récupère est entièrement potable. Il y a plusieurs filtres et des UV qui éliminent tout ce qui est pollution, on a vraiment un circuit très contrôlé. Il y a 5 étapes dans la machine pour réussir à avoir une eau 100% potable.

H : Quel est votre public cible ?
M Lumbala : On peut alimenter chaque foyer, mais pas uniquement. Nous pouvons alimenter en eau potable chaque bâtiment, chaque école, hôpital, parc public, il n’y a aucune limite. La seule condition est d’avoir de l’humidité et de la chaleur, c’est pour cela que nous sommes principalement basés en Afrique, c’est un continent qui réunit parfaitement ces 2 critères.

H : D’après la fiche technique du produit, il est possible de la faire fonctionner connecté à différentes sources d’électricité ?
M Lumbala : Si vous avez la possibilité de la brancher, vous pouvez, sinon, on peut la jumeler avec un petit panneau solaire.

H : Pouvons-nous dès lors parler d’une révolution industrielle ?
M Lumbala : Révolution totale oui, mais les grandes entreprises comme EDF connaissent ce système. Elles ne veulent simplement pas l’utiliser parce que ce n’est pas assez rentable.

H : D’après vos dire les grandes boites minimiseraient ce procédé car peu rentable et pourquoi pas vous ?
M Lumbala : Les grandes entreprises, quand elles arrivent dans un pays africain, veulent tout refaire : les canalisations, les conduits… Ce sont des milliards et des milliards d’euros d’investissement !
Nous, on propose un produit haut de gamme aux gouvernements. Si c’est pour un hôpital, on peut donner 500 litres par jour, on a vraiment une gamme large, c’est pour cela que les gouvernements aiment notre produit, sans parler de notre prix très compétitif comparé aux grandes compagnies qui veulent vraiment s’installer dans le pays, faire d’énormes travaux et partir. Nous, on s’installe dans le pays et on continue parce qu’on fait aussi de la maintenance sur tous nos produits.

H : Combien devrait débourser une famille africaine pour avoir accès à votre produit ?
M Lumbala : Pour un foyer, le prix d’achat de la machine est de 6000$. Il n’y a plus d’autres frais, il faut uniquement changer les filtres 1 fois par an et cela revient à 60$.
C’est vraiment simple à remplacer, c’est pour cela qu’on a simplifié les formalités en termes de maintenance. Avec cela, un foyer pourra envisager, par jour, une consommation de 100 ou 200 litres.

H : Ne pensez-vous pas que le cout d’installation peut être un frein pour les foyers africains sachant que beaucoup vivent en dessous du seuil de pauvreté ?
M Lumbala : Oui cela peut-être un frein pour les foyers africains modeste, c’est pour cela que nous travaillons avec les gouvernements pour permettre une installation gratuite dans les logements et ainsi permettre à ses foyers d’être autonome et de pouvoir payer une redevance a un coût moindre chaque mois à l’état.
Le but ultime est de permettre à chaque foyer d’avoir accès à une eau potable de bonne qualité à domicile. Nous sommes en 2017 et nous pensons que le moment est venu de prendre conscience de cela. La plupart du temps ce sont nos mères et nos sœurs qui font des 2, 3, 5 kilomètres pour remplir des bidons eaux à bout de bras. La technologie d’aujourd’hui nous permet de changer les choses et The Pure Water Tech est là pour répondre à ce fléau.

H : Quelle est la stratégie de proximité mise en place pour être près de votre cible (la population) ?
M Lumbala: Pour être proche de la population, nous collaborons avec des entreprises privées africaines en tant que distributeur exclusif dans leurs pays, ce qui permet à la population de pouvoir s’acquérir de nos équipements proches de chez eux. Nous sommes en procédure de partenariat avec certaines banques Africaines pour proposer la souscription à leurs clients d’un « prêt spécial » pour une l’acquisition du matériel avec un taux bas.

H : Quelle est ta stratégie d’implantation sur l’Afrique ?
M Lumbala : Soit on travaille avec un distributeur déjà établi sur les territoires, et qui va nous représenter, c’est-à-dire qu’il achète une licence auprès de nous, on lui vend nos produits puis il les revend ; soit on travaille en direct avec les gouvernements, en présentant nos produits aux Ministères de la Santé. Avec mon équipe d’experts et mes ingénieurs, notre mission est de montrer qu’il existe désormais une nouvelle technologie idéale pour leur pays et qui coûte peu cher comparativement aux grandes compagnies. Pour les deals gouvernementaux, nous visons les hôpitaux, écoles et appartements sociaux.

H : Quels sont les gouvernements engagés à rendre l’accès de la technologie The Pure Water Tech gratuite aux populations ?
M Lumbala : Les gouvernements Africains qui souhaitent s’acquérir de notre technologie sur l’ensemble de leur territoire ne sont pas nombreux malheureusement. A ce jour, Nous travaillons en étroite collaboration avec la RDC et la guinée équatoriale. La procédure d’acquisition étant longue du fait du projet, plusieurs missions de prospection, de démonstration, de Meetings avec les Ministres ont eu lieu depuis 8 mois. Cela démontre la volonté de ses états de rendre une accessibilité optimale à un besoin primaire qui est l’eau potable pour leur population et nous nous battrons pour cela.

H : Pouvez-vous nous parler du développement de votre projet ? comment vous y êtes pris ?

M Lumbala : J’ai démarré sur fonds propres avec 70 000€, c’était vraiment dur. J’avais des amis étudiants ingénieurs qui m’ont offert leurs services contre un petit peu d’argent. On a réussi à faire 2/3 prototypes qu’on a présentés et, à chaque fois, on s’améliorait jusqu’à avoir le produit final. Aujourd’hui, j’ai une usine en Chine avec mes propres employés. Là encore, ce fut le système D. Au départ, je n’avais même pas les fonds nécessaires pour tenir plus d’une année, mais heureusement j’ai réussi à obtenir des commandes dès le 1er mois et ainsi renflouer les caisses. Tout s’est donc passé au culot.
J’ai démarré sur fonds propres avec 70 000€, c’était vraiment dur […] Aujourd’hui, j’ai une usine en Chine avec mes propres employés.

H: D’après nos sources, vous employez 7 personnes à Londres et 130 travailleurs dans votre usine en Chine. A quand la construction d’une usine en Afrique pour permettre l’exploitation de cette technologie sur l’ensemble des pays Africains, et résoudre ainsi l’un des enjeux majeurs de ce siècle ?
M Lumbala : Oui exactement et nous avons aussi plusieurs consultants indépendants à travers l’Afrique que nous engageons pour nous guider et nous montrer la bonne voie à suivre dans chaque pays Afrique, il faut savoir que chaque pays africain a sa propre façon de collaborer avec des sociétés privées.
C’est l’un de mes souhaits d’avoir ma propre usine sur le continent africain, pour amener a un tels projet, il nous faudra augmenter notre capacité en terme de contrat public-privé pour nous permettre l’ouverture d’une usine sur le continent Africain mais nous espérons d’ici quelque année que une voir plusieurs usines seront mises en œuvre sur notre beau continent.

H : A 25 ans vous avez osé aujourd’hui vous en avez 26. Comment est ce, être un chef d’entreprise d’un projet aussi ambitieux ?
M Lumbala : C’est dur, stressant, tu dors très peu, tu voyages beaucoup, tu as sans arrêt la boule au ventre. À 25 ans, lorsque tu discutes avec un Premier ministre, il te voit comme si tu étais son fils parce que le sien a le même âge et il ne te prend pas forcément au sérieux. Il faut vraiment prouver que le produit est viable et que toi aussi, tu es viable. Tu ne peux pas venir en bégayant ou en rigolant.

Nous sommes d’accord que pour y arriver il faut être armé de courage et de patience, un mot pour nos jeunes futurs entrepreneurs qui ont encore des doutes.
J’encourage mes frères et sœurs qui ont des idées, des projets, qui veulent créer des structures, à poursuivre leurs rêves, ne jamais baisser les bras, Le temps est venu de découvrir la vraie émergence de notre continent africain dans tous les domaines qui nous feront évolués.

Très peu de personne croyait en moi au début de mon aventure, seule ma famille m’a dit « Malcolm, si tu crois que tu peux améliorer la vie de la population africaine, fais-le à fond. On te soutient ! » Voilà la motivation ultime qu’il me fallait. Maintenant à ce jour, je voyage tous les mois dans différents pays Africain et je suis reçu par des hautes-autorités qui croit en moi et à notre projet commun. Suis-je fier de moi ? je serais totalement fier lorsque je pourrais dire « Oui nos mères et nos sœurs ne seront plus obligés de marcher des kilomètres pour de l’eau »

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26 Jun

Abondance des startups en Afrique, une solution au chômage des jeunes

Abondance des startups en Afrique, une solution au chômage des jeunes
Une formidable énergie d’entreprendre s’est emparée du continent africain. Du nord au sud, de l’ouest à l’est, on enregistre chaque jour la création de nombreuses startups. A l’origine de cette révolution, une jeunesse qui a décidé de se lancer dans l’auto-emploi, afin de résoudre le manque d’emploi auquel elle fait face.
Selon une étude du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) publiée en 2015, 60 % des jeunes africains interrogés, âgés de 18 à 34 ans, se disent « optimistes quant au potentiel économique de l’entrepreneuriat et croient avoir les compétences et le savoir requis pour créer une entreprise »

Pas étonnant que plus que jamais l’entrepreneuriat jeune est dans l’air du temps en Afrique. Pour redonner du souffle à l’emploi, accompagner la croissance, mais aussi transformer les grandes organisations, la jeunesse africaine a décidé de se prendre en charge en adoptant la posture d’entrepreneur, car être entrepreneur, c’est adopter une nouvelle posture d’employeur en développant de nouveaux réflexes, en s’autorisant de nouvelles audaces, en devenant un acteur économique qui permet à de nombreuses familles de se nourrir, se vêtir, payer la scolarité des enfants grâce à un salaire décent. Pour ceux qui voyaient donc le terme startup galvaudé, la jeunesse africaine répond en y apportant des solutions d’emplois, des innovations en termes de consommation de biens et services.

« Le jeune africain doit être conscient de son potentiel et être entreprenant afin de sortir de la précarité, et de résoudre le problème de l’emploi des jeunes qui demeure un défi dans nos pays. Nous devons nous libérer de ces idées, selon lesquelles, diplôme en main, il nous faut à tout prix travaillé dans la fonction publique. Ou encore que pour entreprendre il faut avoir des diplômes. Ce ne sont que des idées fausses qui empêchent de nous prendre en charge », commente Steeve Ndone Sakiessemutie, un jeune entrepreneur, lauréat du concours Great entrepreneur, organisé par le British Consul au Sénégal. Avec son entreprise Athome center, il offre la possibilité à de nombreux jeunes au Sénégal de s’auto-employer.

Comme lui, ils sont des millions de jeunes à travers le continent à proposer des emplois grâce à des startups qu’ils ont eux-mêmes créé. Certaines en sont devenues des véritables succes stories, qui avec dizaines de jeunes comme employé. C’est le cas par exemple de : Ouicarry au Sénégal, lancé en 2013 par trois jeunes (Labissi Adjovi, Youssou Ndiaye et Pape Oumar), Propertuily en Afrique du Sud créé par Jonathan Liebman, de Netflix créé par le nigérian Jsason Njoku également fondateur de Iroko, le distributeur de films africains, Africab en Côte d’Ivoire, créé par Vangsy Goma, ou encore Mergims du jeune Rwandais Antoine Muhire… « Les exemples de réussites sont nombreux, et c’est très motivant pour les jeunes africains. Il nous faut croire en nous et nous battre pour concrétiser nos rêves d’entrepreneur », explique Bénédith Kessany, une jeune Gabonaise, qui vient de lancer une Startup spécialisée dans le consulting et le coaching.

Dans le sillage de cette vague de jeunes entrepreneurs, le numérique et notamment le e-commerce occupe une place importante. Il faut dire que sur ce plan, les exemples inspirants les jeunes sont nombreux, parmi lesquelles Jumia, un pionnier du e-commerce en Afrique. « Les jeunes africains sont talentueux et compétents, et le e-commerce peut constituer pour eux une issue intéressante en terme d’entreprenariat. Cela s’est démontré ces dernières années. Il y a énormément d’opportunités dans l’entrepreneuriat numérique », explique Paul Midy, PDG de Jumia Travel.

Pour encourager les jeunes à se lancer dans cette voie, les investisseurs ne manquent pas d’idées, de nombreuses compétitions créatives, sont financées par de multiples acteurs tels que BBC World Service, pour inciter les jeunes à démontrer leurs capacités d’entrepreneurs avec des solutions innovantes, correspondant aux besoins des populations.

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16 Jun

La start-up africaine de la semaine : Timonn, une application ivoirienne pour combler le manque de petite monnaie

La start-up africaine de la semaine : Timonn, une application ivoirienne pour combler le manque de petite monnaie

Lancée le 1er janvier à Abidjan, l’application mobile Timonn tente de combler le manque de petite monnaie dans la capitale économique ivoirienne. Objectif de cette start-up : s’implanter dans le reste du pays et développer d’autres services.
« Y’a la monnaie ? » À Abidjan, la question se décline plusieurs fois par jour dans les épiceries, les pharmacies, mais surtout dans les transports collectifs. Dans la capitale économique ivoirienne comme dans le reste du pays, la petite monnaie est constamment recherchée. D’où l’idée de Barthélemy Kouamé, en 2014, de créer Timonn, application mobile permettant d’échanger de petites sommes d’argent avec les commerçants. Le principe : après avoir téléchargé l’application, les particuliers peuvent charger jusqu’à 5 000 F CFA ( 7,6 euros) sur leurs comptes dans un centre agréé. « Ils peuvent ensuite payer leurs petites courses chez les commerçants qui ont également téléchargé l’application, mais aussi se faire rembourser leur petite monnaie, comme s’il s’agissait d’avoirs numérisés qu’ils pourront ensuite utiliser ailleurs ou bien retirer », explique le fondateur de Timonn, Barthélemy Kouamé.
« L’idée n’est pas de remplacer la petite monnaie, mais de faciliter les paiements », ajoute l’ancien journaliste de Fraternité Matin. Avant de poursuivre, exemple à l’appui : « Sur une note de 58315 F CFA au supermarché, le consommateur pourrait ainsi payer 58 000 en billets, et virer les 315 F CFA restant via Timonn pour ne pas perdre sa monnaie ou devoir acheter quelque chose dont il n’avait pas besoin pour tomber sur un compte rond.
Disponible dans une quarantaine de commerces Abidjanais
Depuis son lancement le 1e janvier 2017, l’application − uniquement disponible sur Android − revendique plus de 10 000 téléchargements et un million de F CFA (1523 euros) d’avoirs numériques en circulation. « C’est encore peu, mais ce n’est qu’un début », veut croire l’ancien journaliste. Car pour l’heure, Timonn n’est utilisée que par une quarantaine de commerçants et établissements partenaires, dont quelques chauffeurs de taxi, une boîte de nuit, des établissements de photocopies, mais aussi plusieurs restaurants d’Abidjan.

16 Jun

Kiro’o Games lance un service de mentoring pour aider les start-up d’Afrique francophone à lever des fonds

Kiro’o Games lance un service de mentoring pour aider les start-up d’Afrique francophone à lever des fonds

Dans le cadre de son plan d’expansion, la start-up camerounaise Kiro’o Games, conceptrice du tout premier jeu vidéo made in Cameroun et promotrice du premier studio de jeux vidéo en Afrique centrale, annonce le lancement d’un service de mentoring destiné à partager avec les start-up d’Afrique francophone, son expérience en matière de levée de fonds.

« Malgré toute la vague de soutiens ‘’philosophiques’’ à l’entreprenariat sur le continent, les porteurs de projets d’Afrique francophone ne trouvent pas de financement. Kiro’o Games a donc décidé de partager son secret de levée de fonds avec tous les rejetés des systèmes financiers classiques (Banques notamment)»,précise la start-up camerounaise dans un communiqué officiel publié le 5 juin 2017.

Baptisé Kiro’o Rebuntu, ce nouveau service de Kiro’o Games, apprend-on, « prendra la forme d’un mentoring online dans un premier temps, avant de devenir un projet de fintech (finance technologique) plus important », souffle une source interne à Kiro’o Games.

Pour rappel, de 2013 à 2015, Kiro’o Games a réussi à lever 130 millions de francs Cfa chez plusieurs investisseurs internationaux, en inventant sa propre méthode de levée de fonds. C’est la raison pour laquelle le studio veut conseiller 10 000 autres porteurs de projet en Afrique, en partageant son expérience accumulée depuis plus de 13 ans.

16 Jun

Mobile Money : Youtap et MatchMove vont fournir les systèmes de paiement en boucle ouverte en Afrique

Mobile Money : Youtap et MatchMove vont fournir les systèmes de paiement en boucle ouverte en Afrique

Le marché du mobile money en Afrique est en pleine effervescence. Dans un contexte où les partenariats B to B se multiplient pour porter le potentiel du continent en la matière, c’est au tour du fournisseur mondial de solutions mobiles Youtap de s’associer avec MatchMove pour livrer les systèmes de paiements en boucle ouverte en Afrique.

C’est une nouvelle collaboration qui donnera un coup de fouet supplémentaire au secteur du mobile money à travers le continent. Le géant néo-zélandais Youtap et le Singapourien MatchMove viennent d’annoncer la signature d’un nouveau partenariat pour la livraison des systèmes de paiements en boucle ouverte en Afrique et en Asie.

Fondé en 2007 à Auckland (Nouvelle Zélande), Youtap est un fournisseur mondial de solution mobiles sans contact et de logiciels de services financiers sans contact permettant aux clients du mobile money de toucher de l’argent ou de payer à n’importe quel point de vente à l’aide de tout dispositif de paiement. Outre son siège social dans la plus grande ville de la Nouvelle Zélande, la firme dispose également de bureaux à San Francisco (Etats-Unis), Jakarta (Indonésie), à Singapour, ainsi qu’un bureau africain à Nairobi (Kenya) à partir duquel elle couvre plusieurs pays de la région.

Révolutionner les transactions en espèces

Son partenariat avec MatchMove vise à faciliter l’accès au système de paiement en boucle ouverte pour ses clients locaux encore sous système en boucle fermé. Et pour la firme néo-zélandaise, le choix de MatchMove n’est pas fortuit. Membre du réseau de Mastercard, cette société basée à Singapour et qui a pour vision de renforcer l’inclusion financière à travers le monde, permet aux entreprises d’offrir une solution de portefeuille mobile sécurisée, d’augmenter les revenus et l’engagement des utilisateurs.

« Notre partenariat avec MatchMove représente un nouvel élément révolutionnaire pour les transactions en espèces dans les marchés en expansion. Il permet aux clients qui ne disposent pas de cartes de crédit d’acheter des produits en ligne et en magasin avec de l’argent mobile », a commenté Chris Jones, PDG et fondateur de Youtap, selon le communiqué de presse de la firme.

D’après la même source, ce partenariat vise à satisfaire la demande mondiale croissante des cartes complémentaires Mastercard connectées aux comptes d’argent mobile. Il devrait, pour ce faire, mettre en place l’intégration étroite de l’acquisition, du traitement et du règlement des cartes de crédit, de débit et des cartes prépayées liées à un portefeuille d’argent mobile. Les deux firmes assurent avoir travaillé d’arrache-pied afin de garantir l’intégration de la plate-forme de traitement des paiements en argent mobile de Youtap, baptisée « Youtap Pay ».

« MatchMove s’est engagée à accélérer l’inclusion financière de millions de personnes dans le monde, actuellement connectées numériquement via leurs smartphones sans pour autant disposer de compte bancaire ou de carte de paiement. Notre partenariat avec Youtap augmentera la disponibilité de nos solutions numériques sécurisées auprès des opérateurs de téléphonie mobile du monde entier, libérant ainsi un nouveau canal pour combler les obstacles entre l’argent mobile et les utilisateurs finaux », a pour sa part déclaré Shailesh Naik, PDG de MatchMove.

Le mobile money en Afrique est en pleine croissance. Des données non officielles parlent même de 50% de croissance par an. L’engouement que suscite ce secteur ne fait plus aucun doute sur son dynamisme. Au moment où de plus en plus de sociétés naissent sur le continent, les partenariats entre géants se multiplient avec, presque toujours, Mastercard dans le sillage. A ce jour, la firme américaine est impliquée dans des projets de déploiement du mobile money tant avec l’américain Visa, le panafricain Ecobank ou encore le Sénégalais Wari. De quoi élargir l’éventail  de la firme américaine dans ce secteur sur le continent.

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