30 Aug

A 26 ans, il reçoit 10 millions de dollars pour sa start-up

A 26 ans, il reçoit 10 millions de dollars pour sa start-up

Un entrepreneur nigérian de 26 ans travaille à transformer la façon dont les banques et les entreprises procèdent aux paiements en Afrique.

Iyinoluwa Aboyeji, co-fondateur de Flutterwave, une API de paiement conçue pour simplifier les paiements – espère utiliser la plate-forme pour intégrer plus d’Africains dans le secteur financier traditionnel.

Le start up, qui a récemment reçu 10 millions de dollars de fonds provenant des investisseurs américains, intègre les sociétés financières et les autres fournisseurs de services de paiement dans sa plate-forme dans le but de minimiser le fardeau des dépenses supplémentaires que les entreprises doivent supporter lors de la réalisation des paiements.

«Notre infrastructure de paiement de bout en bout couvre tous les aspects du traitement des paiements; De fournir les paiements Gateway API à la gestion des risques et du règlement des paiements « , déclare Flutterwave sur son site web.

« Cela réduit le besoin de multiples intégrations de passerelle de paiement héritées qui augmentent le risque de paiements échoués ».

Les banques à travers l’Afrique adoptent cette plate-forme car elles leur ont permis de maintenir une expérience numérique transparente pour leurs clients.

C’est un système de paiement unique qui se connecte directement aux cartes locales et internationales ainsi qu’aux systèmes de transfert d’argent mobile et aux comptes bancaires à travers le continent, ce qui permet aux utilisateurs d’envoyer et de recevoir de l’argent partout dans le monde.

Changer le visage de l’Afrique

Flutterwave, une start-up de Silicon Valley, compte Y Combinator, Omidyar Network et Social Capital comme certains de ses principaux investisseurs.

Actuellement, l’entreprise traite plus de 1,2 milliard de dollars de paiements numériques dans 10 millions de transactions et accepte 350 devises dans 30 pays africains. Tous les commerçants sont facturés à de petits frais de service, dont un petit pourcentage concerne les banques.

Le siège social de la société est situé à San Francisco, aux États-Unis, mais il possède également des bureaux au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud.

Aboyeji, qui est également le fondateur d’Andela – une plate-forme en ligne reliant les entreprises aux meilleurs développeurs de logiciels africains – attribue l’idée de commencer Flutterwave au désir d’améliorer la vie grâce à la technologie.

Le codeur brillant a quitté Andela en août de l’année dernière pour démarrer Flutterwave avec l’aide d’un groupe de banquiers, d’ingénieurs et d’entrepreneurs africains.

Il a également travaillé comme conseiller chez Africa Angels Network (maintenant CRE VC), qui est actuellement le plus important fonds d’amorçage en Afrique avec plus de 18 investissements dans neuf pays.

Aboyeji est titulaire d’une licence en études internationales, études juridiques et développement international de l’Université de Waterloo  et un diplôme scolaire de l’Ontario en anglais, en économie, études juridiques et développement

international du Columbia International College.

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23 Jul

Ces jeunes qui surfent sur le boom du business africain

Ces jeunes qui surfent sur le boom du business africain

«We are at the right place at the right time. » Voilà comment l’homme le plus riche de Tanzanie, Mohammed Dewji, 40 ans, explique le succès de toute une génération d’entrepreneurs africains.

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Le plus jeune milliardaire du continent – sa fortune est estimée par le magazine Forbes à 1,25 milliard de dollars – est l’une des figures de proue de cette génération. Son entreprise, MeTL, qui produit et commercialise des biens de grande consommation – détergents, savons, huiles de cuisine – est devenue en dix ans le plus gros conglomérat de ce pays de 50 millions d’habitants. Sur cette période, le chiffre d’affaires a été multiplié par 60 et dépasse aujourd’hui 1,5 milliard de dollars. « Mon entreprise a profité de la forte croissance économique en Tanzanie et en Afrique de l’Est, comprise entre 6 et 8 %, explique Mohammed Dewji. Je me suis focalisé sur l’export en misant sur la technologie et la vente sur Internet. »

Le jeune PDG tanzanien figure à la deuxième place du classement des 100 « jeunes dirigeants africains de 40 ans et moins », publié en octobre par l’institut français Choiseul. « Il incarne parfaitement cette nouvelle génération d’entrepreneurs qui ont permis à leur entreprise de connaître une croissance rapide et dont beaucoup sont issus de l’Afrique anglophone », précise Pascal Lorot, le président de ce think tank libéral.

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Tirés par une économie dynamique, le Nigeria, le Kenya, la Tanzanie et l’Afrique du Sud sont les pays les mieux représentés dans un classement qui fait la part belle aux nouvelles technologies. Plusieurs entrepreneurs, comme la Sénégalaise Mariéme Jamme, 41 ans, considérée par Forbes comme l’une des vingt femmes les plus influentes d’Afrique, ont ainsi su profiter du boom de l’utilisation d’Internet et de la téléphonie mobile sur le continent.

Sa société SpotOne, qui aide des fabricants de logiciels à s’implanter en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie, connaît depuis dix ans un succès croissant. « Avec le téléphone portable, on peut savoir où se trouve le bureau de vote le plus proche, organiser le travail dans les champs, anticiper sur la météo, déclare-t-elle. C’est une petite révolution pour l’Afrique. »

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Le Camerounais Tony Smith, 31 ans, un ancien ingénieur chez Boeing et Microsoft, que la presse de son pays présente comme le « Steve Jobs camerounais », lui, a créé en 2011 Limitless Corporation, une société spécialisée dans la conception de logiciels, de smartphones et de tablettes. « L’industrie du mobile a contribué à hauteur de plus de 100 milliards de dollars à l’économie de l’Afrique subsaharienne en 2014, soit 5,7 % du PIB de la région, c’est colossal, argumente-t-il.

Près de 400 millions de personnes utilisent un téléphone mobile en Afrique subsaharienne. On doit surfer sur cette dynamique qui est notamment due au développement de la classe moyenne. » Selon la Banque africaine de développement, celle-ci devrait passer de 370 millions de personnes en 2015 à 462 millions en 2060. Mais cette croissance crée-t-elle vraiment des emplois sur le sol africain ? « Des 24 entreprises du groupe, 17 sont basées sur le continent, répond Tony Smith. Et 300 de nos 480 salariés sont présents au Nigeria. L’objectif est de créer 20000 emplois en Afrique d’ici trois ans. »

Pour se hisser à ce niveau de performance, ces chefs d’entreprise ont dû s’exiler pour avoir accès aux meilleures formations. HEC, London School of Economics, Harvard, Polytechnique, universités du Maryland ou de Moscou… Pascal Lorot constate d’ailleurs : « Ces jeunes patrons sont de plus en plus globalisés, ils ont souvent un double, voire triple cursus universitaire. » Mais tous ne reviennent pas en Afrique. Pas encore !

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11 Jul

Cosmas Maduka, Le mecanicien africain qui a tranformé $1 en $5000 million

Cosmas Maduka, Le mecanicien africain qui a tranformé $1 en $5000 million

COMMENT A T-IL FAIT?

En effet, Cosmas Maduka est connu aujourd’hui en tant que CEO\CHAIRMAN de COSCHARIS GROUP et distributeur de BMW au Nigeria. Mais comment en est t-il arrive la?

Apres avoir perdu son pere a l’age de 4 ans, le petit Cosmas etait oblige de vivre chez ses grandparents car sa mere ne pouvait plus le nourrir avec ses 3 autres freres. Un peu plus tard, son oncle lui propose d’etre apprenti mecanicien ce qui n’a pas ete chose facile car les autres le ridiculisaient en disant qu’il ne pouvait rien apprendre dans la vie. Son oncle n’ayant pas de maison, le petit Cosmas etait oblige de passer des nuits dans le magasin.


A l’age de 14 ans, son “BOSS” avait tellement confiance aux capacites du petit Cosmas qu’il lui proposa d’aller travailler dans une de leur branche. Pendant tout ce temps, il n’y avait aucun contrat liant son oncle et lui ce qui va plus tard etre tres fatal pour lui, ou peutetre le debut de sa reussite dependant de l’angle sous lequel vous voyez les choses. En 1975, il decide d’aller a une retraite chretienne pour prier et son oncle n’ayant pas apprecie se debarrasse donc de lui en lui laissant $1(200 Naira) en poche. Il utilise donc ce capital pour aider son frere a vendre de pieces de voitures en detail ce qui ne va pas durer longtemps car son frere et lui avaient des perceptions differentes. Et la, il perd encore son opportunite mais repart avec $1.5 (300 Naira) cette fois-ci. ” je ne sais pas pourquoi j’ai autant de confiance, mais la verite c’est que ma mere m’a toujours encourage” 


Cosmas decide donc de vendre des pieces de motos avec son capital et en une semaine seulement il passa de 300 Naira a 3000 Naira. ” je vendais toutes les marchandises et je repartais la meme nuit pour la ville pour en acheter encore” disait-il. A 19 ans il se fait gruger en voulant faire de l’importation et la encore de plus il perd la majorite de son gain et son magasin se ferme. 


Il prend donc une balance qu’il avait recu en cadeau et se promene dans toute la ville. tous ceux qui voulaient savoir leur poids devait payer 10 Naira. Sa femme pleurait tous les jours quand elle pensait a ce que son mari devait faire pour reussir. Avec les revenus de la balance, il cree une autre entreprise avec un ami du nom de David, puis il ouvre sa propre entreprise COSCHARIS qui prend de l’envol en 1982 quand le gouvernement decide de lui donner une licence d’import export car son travail etait excellent. il termine ses etudes de Docteur en Business au nigeria, et recois plusieur distinctions et nominations en tant que directeur dans plusieurs entreprises. Il vaut aujourd’hui 1MILLIARDS DE DOLLARS.

10 Jul

En Afrique un entrepreneur sur quatre est une entrepreneuse

En Afrique un entrepreneur sur quatre est une entrepreneuse

S’il s’agit d’un défi qui concerne tous les pays du monde, l’Afrique, et particulièrement l’Afrique subsaharienne, a tout à gagner à ce que ses femmes créent leur propre environnement et définissent leurs propres règles, afin d’être en mesure de choisir la vie qu’elles veulent mener.

L’Afrique, premier continent de l’entrepreneuriat féminin

La femme africaine est, depuis toujours, une entrepreneuse dans l’âme. Résolue à affronter les difficultés, elle incarne l’espoir, le courage et l’envie de se battre pour subvenir aux besoins de sa famille et de sa communauté.

Cela se sait encore trop peu, mais l’Afrique est le premier continent de l’entrepreneuriat féminin : une femme sur quatre y crée une entreprise. En Afrique subsaharienne, les femmes représentent même 27% des entrepreneurs. Il s’agit du taux le plus élevé à l’échelle mondiale. La pénurie d’emplois, obligeant de nombreuses personnes à se battre pour créer leurs propres opportunités, et le fait que le continent soit face à diverses problématiques encore non résolues dans différents domaines d’activités, expliquent cette multiplication de femmes entrepreneurs en Afrique.

Les femmes du continent ont de l’ambition à revendre

Beaucoup d’entre-elles souhaitent faire grandir leur business au-delà même des frontières régionales et nationales et visent désormais les niveaux panafricains et internationaux. Si aucun secteur n’échappe à leurs ambitions – agriculture, éducation, santé, énergie – c’est bien l’avènement des nouvelles technologies et d’Internet qui constitue le premier vivier d’activité pour les entrepreneuses africaines.

Selon une étude réalisée par McKinsey, Internet pourrait contribuer au PIB annuel du continent africain à hauteur de 300 milliards de dollars d’ici 2025.

Près de 70 millions de smartphones équipent déjà la population africaine, souvent très jeune.

Cette présence technologique ouvre de nombreuses opportunités pour les entrepreneurs, dans les domaines de la e-santé, de l’e-éducation ou des systèmes de paiement par téléphone mobile : en 2025, six Africains sur dix pourraient avoir accès à des services de banque en ligne. Et cela, les femmes africaines l’ont bien compris, elles qui sont de plus en plus nombreuses à se former dans ce domaine d’avenir et à capitaliser sur le digital afin de proposer des solutions innovantes. Le Web, le mobile et les réseaux sociaux permettent également à ces femmes de ne pas limiter leurs contacts et la commercialisation de leurs produits aux seuls marchés locaux.

De nombreux freins à surmonter

Ces beaux succès ne doivent pas faire oublier les freins, encore nombreux, qui se dressent sur la route des entrepreneuses africaines. Pour soutenir leurs ambitions, l’Afrique doit favoriser un meilleur accès à l’éducation et à l’information sur l’entrepreneuriat, travailler à supprimer les barrières que constituent encore certaines mentalités et traditions coutumières, donner une meilleure image de la femme en tant que chef d’entreprise.

L’entrepreneuriat féminin constitue aussi une chance de changer les règles de sociétés encore fortement marquées par le patriarcat. Créer leur propre business permet aux femmes africaines d’imposer leur manière de mener des affaires.

Si les femmes africaines ont fait leur la révolution numérique, à l’heure actuelle, les investisseurs continuent de privilégier les secteurs traditionnels comme l’industrie minière ou l’exploitation des ressources naturelles. Pour attirer les investisseurs, de plus en plus nombreux à venir sur le continent, les femmes d’Afrique doivent également être mieux formées aux domaines du marketing, des ressources humaines ou de la finance.

Enfin, tant que la lutte contre les violences faites aux femmes ne sera pas élevée au rang de priorité, les efforts pour encourager l’entrepreneuriat des femmes africaines ne porteront pas les fruits escomptés.

En République Démocratique du Congo comme ailleurs, les femmes sont aujourd’hui des acteurs de développement incontournables

Les gouvernements africains doivent favoriser leur pleine autonomie, et construire des projets de carrière pour leur avenir. Cet effort ne pourra que contribuer au développement de l’ensemble du continent. En Afrique plus qu’ailleurs, et pour paraphraser Aragon, la femme est l’avenir de l’homme.

 

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26 Jun

Malcolm Lumbala: le congolais qui transforme l’humidité en eau potable

Malcolm Lumbala: le congolais qui transforme l’humidité en eau potable

Il ne se passe plus un jour sans qu’un jeune africain innove, invente ou entreprend. Aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique a besoin de ce visage neuf. L’Afrique doit penser local et agir local s’il faut la développer et espérer de pouvoir absorber ces millions de jeunes africains en âges de travailler.
Cette vision des choses, Malcolm Lumbala, jeune congolais de à peine 26 ans en a fait un leitmotiv. Il rêve d’une grande Afrique et c’est donc tout naturellement qu’il embrasse le monde de l’’entrepreneuriat où, depuis quelques années il essaye de résoudre les problèmes d’eau ce grand fléau dont souffre l’Afrique.

Nous l’avons rencontré pour vous.

H : Et si tu te présentais en quelques mots ?
M Lumbala : Malcolm Lumbala, j’ai 26 ans. Je suis fondateur et directeur général de la société “The Pure Water Tech” basée à Londres. J’ai fait mes études de commerce en France, au Canada, en Angleterre et j’ai fini aux États-Unis. C’est grâce au basketball, que je faisais en parallèle à mes études, que j’ai pu voyager.

H : Qu’est ce qui rend votre entreprise des eaux particulière, différente des autres ?
M Lumbala : Nous avons une nouvelle technologie qui arrive à capturer l’humidité de l’air ambiant pour la transformer en eau potable. Nous avons une gamme de produits qui va de 20 à 20 000 litres d’eau potable par jour. Nous avons 5 distributeurs en Afrique mais nous travaillons aussi avec certains gouvernements africains pour proposer cette technologie qui va servir à aider la population.

H : D’ après votre présentation, vous étiez destiné au basketball, d’où vous vient cette idée de génie ?
M Lumbala : J’étais dans un appartement au Canada où il y avait beaucoup d’humidité et on m’a dit d’acheter un humidificateur. Au bout de 2 heures, la cuve était remplie de plus de 3 litres et toutes les 2 heures, je jetais au moins 3 litres d’eau. C’est à partir de là que tout a commencé. Je me suis dit que toute cette eau gaspillée pouvait sans doute être recyclée en eau potable. J’ai pris contact avec des ingénieurs, on a fait des recherches, développé le produit et on a dû le présenter à plusieurs ministères de la santé pour pouvoir obtenir les autorisations pour les exploitations, car il s’agit évidemment d’un secteur très contrôlé.

H : Et cette eau que vous récupérez est-elle destinée à une consommation alimentaire ? pouvons-nous la boire ?
M Lumbala : Oui, l’eau que l’on récupère est entièrement potable. Il y a plusieurs filtres et des UV qui éliminent tout ce qui est pollution, on a vraiment un circuit très contrôlé. Il y a 5 étapes dans la machine pour réussir à avoir une eau 100% potable.

H : Quel est votre public cible ?
M Lumbala : On peut alimenter chaque foyer, mais pas uniquement. Nous pouvons alimenter en eau potable chaque bâtiment, chaque école, hôpital, parc public, il n’y a aucune limite. La seule condition est d’avoir de l’humidité et de la chaleur, c’est pour cela que nous sommes principalement basés en Afrique, c’est un continent qui réunit parfaitement ces 2 critères.

H : D’après la fiche technique du produit, il est possible de la faire fonctionner connecté à différentes sources d’électricité ?
M Lumbala : Si vous avez la possibilité de la brancher, vous pouvez, sinon, on peut la jumeler avec un petit panneau solaire.

H : Pouvons-nous dès lors parler d’une révolution industrielle ?
M Lumbala : Révolution totale oui, mais les grandes entreprises comme EDF connaissent ce système. Elles ne veulent simplement pas l’utiliser parce que ce n’est pas assez rentable.

H : D’après vos dire les grandes boites minimiseraient ce procédé car peu rentable et pourquoi pas vous ?
M Lumbala : Les grandes entreprises, quand elles arrivent dans un pays africain, veulent tout refaire : les canalisations, les conduits… Ce sont des milliards et des milliards d’euros d’investissement !
Nous, on propose un produit haut de gamme aux gouvernements. Si c’est pour un hôpital, on peut donner 500 litres par jour, on a vraiment une gamme large, c’est pour cela que les gouvernements aiment notre produit, sans parler de notre prix très compétitif comparé aux grandes compagnies qui veulent vraiment s’installer dans le pays, faire d’énormes travaux et partir. Nous, on s’installe dans le pays et on continue parce qu’on fait aussi de la maintenance sur tous nos produits.

H : Combien devrait débourser une famille africaine pour avoir accès à votre produit ?
M Lumbala : Pour un foyer, le prix d’achat de la machine est de 6000$. Il n’y a plus d’autres frais, il faut uniquement changer les filtres 1 fois par an et cela revient à 60$.
C’est vraiment simple à remplacer, c’est pour cela qu’on a simplifié les formalités en termes de maintenance. Avec cela, un foyer pourra envisager, par jour, une consommation de 100 ou 200 litres.

H : Ne pensez-vous pas que le cout d’installation peut être un frein pour les foyers africains sachant que beaucoup vivent en dessous du seuil de pauvreté ?
M Lumbala : Oui cela peut-être un frein pour les foyers africains modeste, c’est pour cela que nous travaillons avec les gouvernements pour permettre une installation gratuite dans les logements et ainsi permettre à ses foyers d’être autonome et de pouvoir payer une redevance a un coût moindre chaque mois à l’état.
Le but ultime est de permettre à chaque foyer d’avoir accès à une eau potable de bonne qualité à domicile. Nous sommes en 2017 et nous pensons que le moment est venu de prendre conscience de cela. La plupart du temps ce sont nos mères et nos sœurs qui font des 2, 3, 5 kilomètres pour remplir des bidons eaux à bout de bras. La technologie d’aujourd’hui nous permet de changer les choses et The Pure Water Tech est là pour répondre à ce fléau.

H : Quelle est la stratégie de proximité mise en place pour être près de votre cible (la population) ?
M Lumbala: Pour être proche de la population, nous collaborons avec des entreprises privées africaines en tant que distributeur exclusif dans leurs pays, ce qui permet à la population de pouvoir s’acquérir de nos équipements proches de chez eux. Nous sommes en procédure de partenariat avec certaines banques Africaines pour proposer la souscription à leurs clients d’un « prêt spécial » pour une l’acquisition du matériel avec un taux bas.

H : Quelle est ta stratégie d’implantation sur l’Afrique ?
M Lumbala : Soit on travaille avec un distributeur déjà établi sur les territoires, et qui va nous représenter, c’est-à-dire qu’il achète une licence auprès de nous, on lui vend nos produits puis il les revend ; soit on travaille en direct avec les gouvernements, en présentant nos produits aux Ministères de la Santé. Avec mon équipe d’experts et mes ingénieurs, notre mission est de montrer qu’il existe désormais une nouvelle technologie idéale pour leur pays et qui coûte peu cher comparativement aux grandes compagnies. Pour les deals gouvernementaux, nous visons les hôpitaux, écoles et appartements sociaux.

H : Quels sont les gouvernements engagés à rendre l’accès de la technologie The Pure Water Tech gratuite aux populations ?
M Lumbala : Les gouvernements Africains qui souhaitent s’acquérir de notre technologie sur l’ensemble de leur territoire ne sont pas nombreux malheureusement. A ce jour, Nous travaillons en étroite collaboration avec la RDC et la guinée équatoriale. La procédure d’acquisition étant longue du fait du projet, plusieurs missions de prospection, de démonstration, de Meetings avec les Ministres ont eu lieu depuis 8 mois. Cela démontre la volonté de ses états de rendre une accessibilité optimale à un besoin primaire qui est l’eau potable pour leur population et nous nous battrons pour cela.

H : Pouvez-vous nous parler du développement de votre projet ? comment vous y êtes pris ?

M Lumbala : J’ai démarré sur fonds propres avec 70 000€, c’était vraiment dur. J’avais des amis étudiants ingénieurs qui m’ont offert leurs services contre un petit peu d’argent. On a réussi à faire 2/3 prototypes qu’on a présentés et, à chaque fois, on s’améliorait jusqu’à avoir le produit final. Aujourd’hui, j’ai une usine en Chine avec mes propres employés. Là encore, ce fut le système D. Au départ, je n’avais même pas les fonds nécessaires pour tenir plus d’une année, mais heureusement j’ai réussi à obtenir des commandes dès le 1er mois et ainsi renflouer les caisses. Tout s’est donc passé au culot.
J’ai démarré sur fonds propres avec 70 000€, c’était vraiment dur […] Aujourd’hui, j’ai une usine en Chine avec mes propres employés.

H: D’après nos sources, vous employez 7 personnes à Londres et 130 travailleurs dans votre usine en Chine. A quand la construction d’une usine en Afrique pour permettre l’exploitation de cette technologie sur l’ensemble des pays Africains, et résoudre ainsi l’un des enjeux majeurs de ce siècle ?
M Lumbala : Oui exactement et nous avons aussi plusieurs consultants indépendants à travers l’Afrique que nous engageons pour nous guider et nous montrer la bonne voie à suivre dans chaque pays Afrique, il faut savoir que chaque pays africain a sa propre façon de collaborer avec des sociétés privées.
C’est l’un de mes souhaits d’avoir ma propre usine sur le continent africain, pour amener a un tels projet, il nous faudra augmenter notre capacité en terme de contrat public-privé pour nous permettre l’ouverture d’une usine sur le continent Africain mais nous espérons d’ici quelque année que une voir plusieurs usines seront mises en œuvre sur notre beau continent.

H : A 25 ans vous avez osé aujourd’hui vous en avez 26. Comment est ce, être un chef d’entreprise d’un projet aussi ambitieux ?
M Lumbala : C’est dur, stressant, tu dors très peu, tu voyages beaucoup, tu as sans arrêt la boule au ventre. À 25 ans, lorsque tu discutes avec un Premier ministre, il te voit comme si tu étais son fils parce que le sien a le même âge et il ne te prend pas forcément au sérieux. Il faut vraiment prouver que le produit est viable et que toi aussi, tu es viable. Tu ne peux pas venir en bégayant ou en rigolant.

Nous sommes d’accord que pour y arriver il faut être armé de courage et de patience, un mot pour nos jeunes futurs entrepreneurs qui ont encore des doutes.
J’encourage mes frères et sœurs qui ont des idées, des projets, qui veulent créer des structures, à poursuivre leurs rêves, ne jamais baisser les bras, Le temps est venu de découvrir la vraie émergence de notre continent africain dans tous les domaines qui nous feront évolués.

Très peu de personne croyait en moi au début de mon aventure, seule ma famille m’a dit « Malcolm, si tu crois que tu peux améliorer la vie de la population africaine, fais-le à fond. On te soutient ! » Voilà la motivation ultime qu’il me fallait. Maintenant à ce jour, je voyage tous les mois dans différents pays Africain et je suis reçu par des hautes-autorités qui croit en moi et à notre projet commun. Suis-je fier de moi ? je serais totalement fier lorsque je pourrais dire « Oui nos mères et nos sœurs ne seront plus obligés de marcher des kilomètres pour de l’eau »

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26 Jun

Abondance des startups en Afrique, une solution au chômage des jeunes

Abondance des startups en Afrique, une solution au chômage des jeunes
Une formidable énergie d’entreprendre s’est emparée du continent africain. Du nord au sud, de l’ouest à l’est, on enregistre chaque jour la création de nombreuses startups. A l’origine de cette révolution, une jeunesse qui a décidé de se lancer dans l’auto-emploi, afin de résoudre le manque d’emploi auquel elle fait face.
Selon une étude du Global Entrepreneurship Monitor (GEM) publiée en 2015, 60 % des jeunes africains interrogés, âgés de 18 à 34 ans, se disent « optimistes quant au potentiel économique de l’entrepreneuriat et croient avoir les compétences et le savoir requis pour créer une entreprise »

Pas étonnant que plus que jamais l’entrepreneuriat jeune est dans l’air du temps en Afrique. Pour redonner du souffle à l’emploi, accompagner la croissance, mais aussi transformer les grandes organisations, la jeunesse africaine a décidé de se prendre en charge en adoptant la posture d’entrepreneur, car être entrepreneur, c’est adopter une nouvelle posture d’employeur en développant de nouveaux réflexes, en s’autorisant de nouvelles audaces, en devenant un acteur économique qui permet à de nombreuses familles de se nourrir, se vêtir, payer la scolarité des enfants grâce à un salaire décent. Pour ceux qui voyaient donc le terme startup galvaudé, la jeunesse africaine répond en y apportant des solutions d’emplois, des innovations en termes de consommation de biens et services.

« Le jeune africain doit être conscient de son potentiel et être entreprenant afin de sortir de la précarité, et de résoudre le problème de l’emploi des jeunes qui demeure un défi dans nos pays. Nous devons nous libérer de ces idées, selon lesquelles, diplôme en main, il nous faut à tout prix travaillé dans la fonction publique. Ou encore que pour entreprendre il faut avoir des diplômes. Ce ne sont que des idées fausses qui empêchent de nous prendre en charge », commente Steeve Ndone Sakiessemutie, un jeune entrepreneur, lauréat du concours Great entrepreneur, organisé par le British Consul au Sénégal. Avec son entreprise Athome center, il offre la possibilité à de nombreux jeunes au Sénégal de s’auto-employer.

Comme lui, ils sont des millions de jeunes à travers le continent à proposer des emplois grâce à des startups qu’ils ont eux-mêmes créé. Certaines en sont devenues des véritables succes stories, qui avec dizaines de jeunes comme employé. C’est le cas par exemple de : Ouicarry au Sénégal, lancé en 2013 par trois jeunes (Labissi Adjovi, Youssou Ndiaye et Pape Oumar), Propertuily en Afrique du Sud créé par Jonathan Liebman, de Netflix créé par le nigérian Jsason Njoku également fondateur de Iroko, le distributeur de films africains, Africab en Côte d’Ivoire, créé par Vangsy Goma, ou encore Mergims du jeune Rwandais Antoine Muhire… « Les exemples de réussites sont nombreux, et c’est très motivant pour les jeunes africains. Il nous faut croire en nous et nous battre pour concrétiser nos rêves d’entrepreneur », explique Bénédith Kessany, une jeune Gabonaise, qui vient de lancer une Startup spécialisée dans le consulting et le coaching.

Dans le sillage de cette vague de jeunes entrepreneurs, le numérique et notamment le e-commerce occupe une place importante. Il faut dire que sur ce plan, les exemples inspirants les jeunes sont nombreux, parmi lesquelles Jumia, un pionnier du e-commerce en Afrique. « Les jeunes africains sont talentueux et compétents, et le e-commerce peut constituer pour eux une issue intéressante en terme d’entreprenariat. Cela s’est démontré ces dernières années. Il y a énormément d’opportunités dans l’entrepreneuriat numérique », explique Paul Midy, PDG de Jumia Travel.

Pour encourager les jeunes à se lancer dans cette voie, les investisseurs ne manquent pas d’idées, de nombreuses compétitions créatives, sont financées par de multiples acteurs tels que BBC World Service, pour inciter les jeunes à démontrer leurs capacités d’entrepreneurs avec des solutions innovantes, correspondant aux besoins des populations.

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