25 Oct

Une Jeune startup Africaine crée en 2014 vient de recevoir 40 millions de dollars de financement

Une Jeune startup Africaine crée en 2014 vient de recevoir 40 millions de dollars de financement

Andela a obtenu 40 millions de dollars de financement de série C pour lancer des bureaux dans deux autres pays africains au cours de la prochaine année, doublant sa base de développeurs de 500 à 1 000 pour répondre à la demande croissante.

Andela est présent au Nigeria, au Kenya et récemment lancé en Ouganda. Nous ne voulons pas spéculer mais les deux autres pays sont susceptibles d’être le Rwanda et le Ghana.

Le tour de financement a été mené par la société de capital-risque panafricaine CRE Venture Capital avec la participation de DBL Partners, d’Amplo, de Salesforce Ventures et de TLcom Capital, une société axée sur l’Afrique. Les investisseurs existants, y compris Chan Zuckerberg Initiative, GV et Spark Capital ont également participé à la tournée, portant le financement total d’Andela à un peu plus de 80 millions de dollars.

Pule Taukobong de la CRE, Julia Gillard, ancien Premier ministre australien et Amplo Board Partner, et Omobola Johnson, associé principal chez TLcom et ancien ministre des technologies de la communication au Nigeria, rejoindront le conseil d’administration d’Andela.

Selon Pule Taukobong, associé fondateur de CRE Venture Capital: «Actuellement, il y a plus de capitaux pour financer des idées à l’échelle mondiale qu’il n’y a de personnes pour les construire. Andela apporte une solution à ce dilemme mondial des talents tout en construisant une analyse de rentabilisation pour l’un des plus grands atouts de l’Afrique: nos collaborateurs.

Lancée en 2014, Andela vise à lutter contre la pénurie mondiale de talents techniques en investissant dans les développeurs de logiciels les plus talentueux d’Afrique. La firme a embauché 500 développeurs à ce jour – le top 0,7% de plus de 70 000 candidats de tout le continent.

Les développeurs sélectionnés passent six mois dans un programme d’intégration rigoureux avant d’être jumelé avec l’une des entreprises partenaires d’Andela en tant que membres de l’équipe d’ingénierie à temps plein. Au-delà du recrutement de talents de développement d’élite, Andela catalyse la croissance des écosystèmes technologiques à travers le continent en externalisant son contenu et en s’associant avec des organisations comme Google, Pluralsight et Udacity pour fournir des ressources et du mentorat aux développeurs.

Certaines des entreprises partenaires travaillant avec Andela pour construire des équipes d’ingénierie réparties comprennent Viacom et Mastercard Labs, Gusto et GitHub.

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21 Oct

Un Haïtien lance son propre smartphone en République dominicaine

Un Haïtien lance son propre smartphone en République dominicaine

Avec un écran de 5.5 pouces, un espace de stockage de 8 GB, 1 GB de mémoire RAM, empreinte digitale, etc. l’un des premiers modèles de la marque « Élite » est déjà un petit joyau. Selon la description faite par son concepteur, Wood Wedson Pierre, Elite E1 est un mélange de pure beauté, de technologie et de simplicité.

La fiche technique de ces tout nouveaux smartphones créés par le jeune haïtien Wood Wedson Pierre constitue déjà la promesse d’une grande marque. Le modèle « Élite E1 », l’un des premiers de la marque, est muni d’un écran HD de 5.5 pouces, avec l’unité de traitement (CPU) MT6580A QUAD-CORE. Huit (8) GB d’espace de stockage, 1 GB de RAM, le téléphone est également doté d’empreinte digitale permettant à son propriétaire de le déverrouiller à la seconde. En outre, ce téléphone fera l’affaire des amants des selfies. Au fait, il dispose d’une caméra arrière de 8 mégapixels et une caméra frontale de 5 mégapixels.

Néanmoins, d’autres modèles de la marque Élite s’annoncent déjà comme de grands concurrents pour certaines grandes marques au niveau mondial. Surtout en matière de prise de photo et de l’autonomie de la batterie. Selon le jeune créateur haïtien, Élite dispose de modèles de téléphones munis de caméras arrière de 21 mégapixels et de caméras frontales de 8 à 16 MP. Quoi de mieux pour avoir de belles photos ?

Élite F20 par exemple sera ce téléphone d’une mémoire RAM de 4 GB, avec une mémoire interne de 64 GB capable d’atteindre les 128 GB. Comme l’Élite E1, ce smartphone dispose d’empreinte digitale pour le déverrouillage à la seconde. Comme le slogan de la marque le stipule, c’est plus qu’un simple gadget (more than a simple gadget).

Un rêve qui ne date pas d’hier

Si d’ici à novembre 2017, les téléphones de Élite seront présentés au grand public, cette réalisation est plutôt l’accomplissement d’un rêve de longue date. Le jeune haïtien de 26 ans dit caresser ce rêve depuis près de quatre ans. Au départ, Wood Wedson Pierre était parti pour étudier la Médecine en République dominicaine. Mais, voulant aider ses parents, il a dû abandonner ses études pour tenter de créer sa propre entreprise.

Un choix mal vu par beaucoup de gens qui l’ont même traité de malade mental. Tenace, il n’a pas baissé les armes. N’ayant reçu aucune formation académique dans les sciences informatiques et la technologie, il a passé presque tout son temps devant son ordinateur pour se former via des plateformes en ligne. Grâce à un groupe d’entrepreneurs dominicains dont il fait partie (Centro Pymes Unphu y Centro de Emprendimiento Unphu), le natif de Petit-Goâve a suivi beaucoup de formation sur l’entrepreneuriat qui lui a permis de bien monter son entreprise.

Wood Wedson Pierre a fait des sacrifices énormes pour réaliser son rêve. Investissant toutes ses économies dans le projet, il est même devenu sans-abris en République voisine. Mais grâce à ses sacrifices, la République dominicaine possède aujourd’hui sa propre marque électronique. Une grande fierté pour les Haïtiens. Pour le jeune entrepreneur, sa réalisation aura permis de faire tomber les préjugés selon lesquels l’haïtien ne peut rien faire de bon.

L’on fait préciser que la marque inventée par ce jeune haïtien, Élite, produit également des ordinateurs portatifs, des tablettes, et d’autres gadgets électroniques. Tous ces produits seront bientôt connus du public haïtien. Haïti aura d’ailleurs l’un des stores officiels de la marque.

 

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05 Oct

Entreprendre avec ZÉRO franc : les solutions de Mathey contre le chômage en Afrique

Entreprendre avec ZÉRO franc : les solutions de Mathey contre le chômage en Afrique

Samuel Mathey est PHD en économie. Il a créé une fondation dont il est le président : la FAFEDE (Fondation africaine pour l’entrepreneuriat et le développement économique). Cet Africain qui a enseigné à HEC Paris et dans certaines universités des USA dit avoir trouvé deux réponses à la question de l’emploi des jeunes en Afrique: « 35.3 » et « EZF ». Il nous les explique.

« 35.3 » et « EZF », vos deux solutions à la problématique de l’emploi des jeunes en Afrique. Une problématique, pourtant, si vieille. Peut-on savoir de quoi il est question ?

L’initiative 35.3 est née d’un constat très simple. Aujourd’hui, les États africains n’ont pas véritablement de solutions pour l’emploi des jeunes. La solution d’excellence qui apparait pour les États , c’est l’entrepreneuriat ou l’auto-emploi. Par exemple, la Côte d’Ivoire produit près de 10.000 étudiants en fin de cycle chaque année dans les universités, sans compter les grandes écoles et les gens qui sont en chômage technique, etc. Véritablement, l’emploi apparaît comme l’un des problèmes clés des États Africains. On nous dit également que d’ici 2050, on aura plus d’un milliard de jeunes à travers l’Afrique. Au niveau de notre Fondation, nous avons fait des études qui corroborent d’autres études qui démontrent que les trois problèmes majeurs qui empêchent les jeunes d’entreprendre, c’est premièrement, l’accès aux fonds et à l’investissement ; deuxièmement, la fiscalité et les impôts ; et troisièmement, l’accès aux contrats et aux marchés. Dans le sens que le jeune, aujourd’hui, pour entreprendre, il va dire, je n’ai pas d’argent. Ensuite, quand il entreprend, dès le premier jour, il doit payer des impôts, patentes, etc. ,de sorte que beaucoup de jeunes ne se retrouvent pas et ils abandonnent. Enfin, lorsqu’il tient, pour avoir un marché, c’est la galère. On va lui poser tellement de conditions qu’il finira par se décourager. Si ces trois problèmes ne sont pas résolus, le problème de l’emploi des jeunes ne sera jamais résolu en Afrique. Ce que nous avons décidé de faire, c’est de nous attaquer à ces trois problèmes. Concernant le financement, nous avons mis en place, et c’est l’un des projets phares que porte la Fondation, la technique EZF (Entreprendre à partir de Zéro franc). Nous avons une série de formation sur comment démarrer son entreprise, même lorsque vous n’avez pas accès à un financement. Pour résoudre le problème de l’accès aux marchés, nous avons mis en place le « matching ». C’est-à-dire qu’aujourd’hui, nous avons une base de données, où on met en contact le jeune Ivoirien avec le jeune Sénégalais ou le jeune Sud-Africain qui crée une entreprise pour qu’ils forment un genre de holding et puissent compétir avec des entreprises plus consistantes. Parce que le grand handicap qui bloque les jeunes dans l’accès aux marchés, c’est le fait qu’on leur reproche de ne pas avoir d’expériences. Le fait de les regrouper augmente leurs chances d’avoir accès aux marchés. Pour résoudre le problème de la fiscalité, nous proposons l’initiative 35.3. Ici, ce que nous disons aux États africains, c’est que si vous voulez résoudre le problème de l’emploi des jeunes par l’entrepreneuriat, levez cette contrainte des impôts en prenant une loi qui dit que « tout jeune de 35 ans et moins qui crée une entreprise, ne paie aucun impôt pendant 3 ans ». Ainsi, lorsque le jeune va savoir qu’en créant son entreprise, il ne va pas être tout de suite assailli d’impôts, il va se concentrer sur son entreprise.

Belle initiative à première vue. Mais, en avez-vous parlé aux États africains ?

Nous avons eu des discussions informelles avec des gens dans plusieurs institutions dont l’Union africaine. On nous a dit que pour amener un tel projet sur la table de l’Union africaine, il nous faut démontrer qu’il y’a des personnes, des jeunes qui sont d’accord avec notre idée. Nous avons donc initié une pétition. Nous nous sommes donné pour objectif d’atteindre un million de signatures. Nous avons ouvert une page facebook. Le site de l’initiative sera bientôt ouvert où les jeunes pourront signer la pétition et, évidemment, s’inscrire dans la base de données. Quand nous aurons atteint cet objectif, nous pourront aller vers l’Union africaine.

Avez-vous pensé aux financements de ce projet? Vous parlez de 35 ans et moins. C’est quasiment la moitié de la population africaine qui, lorsqu’elle va décider d’entreprendre, ne paiera pas d’impôt pendant 3 ans. Comment les États financent-ils tout cela ? Comment comblent-ils ce manque à gagner ? 

Nous savons effectivement que cela peut constituer un manque à gagner pour les États en termes de recettes fiscales. Donc, ce que nous proposons, c’est que les jeunes vont s’engager selon des conditionnalités. Ces gens qui vont bénéficier de cette loi, doivent s’engager à employer au moins 3 personnes ; donc création d’emplois. Deuxièmement, ils s’engagent à recevoir au moins 5 élèves ou étudiants en stage durant les vacances. Ensuite, les entreprises seront reliées aux personnes individuelles de sorte les jeunes qui s’y engagent ne puissent pas en bénéficier plus d’une fois. Les États retrouveront cet argent perdu dans les emplois qui sont créés. Et,si au bout des 3 ans, le jeune fait un bénéfice de plus de 30% de son chiffre d’affaire, il paiera les impôts sur le surplus de ce bénéfice. Actuellement, nous sommes en train de mener des études plus détaillées. Pour nous, dans les premières études préliminaires que nous avions faites, cela va créer un effet d’entrainement qui va permettre aux États de combler ce manque à gagner, dans le sens qu’il y a de l’emploi qui est créé ; de l’investissement qui est fait parce que les jeunes vont acheter les équipements ; il y aura de l’exportation de marchandises, etc. Il y a du commerce qui sera généré.

Il y a deux des problèmes bien réels en Afrique : le manque de statistiques et l’absence de mécanismes de suivi dans beaucoup de projets similaires. En avez-vous tenu compte ? Les Africains ont-ils les moyens de suivre une telle initiative de bout en bout ?

C’est une bonne et grosse question. Personnellement, j’ai eu à mener plusieurs études de développement. J’ai fait partie de l’équipe qui a rédigé le PND (Plan national de développement) en Côte d’Ivoire. J’ai fait partie de l’équipe qui a rédigé la nouvelle politique industrielle de la Côte d’Ivoire. J’ai eu à enseigner en France, HEC Paris, aux USA, etc. Je parle en connaissance de cause. Je suis au cœur des choses. C’est pour cela que pour le site qui sera opérationnel dans quelques semaines, dans la pétition, on va demander aux jeunes de s’inscrire dans la base de données. Ainsi, ceux qui vont décider de créer une entreprise, automatiquement, seront suivis pour qu’on ait une traçabilité et qu’on voie qu’effectivement, il y’a des jeunes qui ont créé des entreprises à l’issue de tout ça. Nous ne prétendons pas qu’à l’instant , nous pouvons répondre à toutes les questions. Mais, je pense, véritablement, que c’est l’inaction qui rend nos États sous-développés.

Vous êtes-vous dit, un moment, qu’il faut essayer tout cela sur un échantillon ? Vous parliez tantôt de l’Union africaine. Pourquoi ne pas prendre un seul pays et tester l’initiative ?

Pour nous, cette sélection va se faire de façon naturelle. Nous ne pensons pas que tous les 54 États africains vont nous suivre le même jour. Nous avons déjà commencé à discuter avec certains États , notamment, la Côte d’Ivoire et le Sénégal où nous avons eu des contacts assez avancés. Je pense que ces États vont partir tout de go. Et, progressivement avec les résultats, c’est pour cela que la question que vous avez soulevée sur les statistiques et sur la collecte des données est très importante, les autres États vont voir qu’effectivement cette méthode crée de l’emploi et que ce qu’ils pensaient perdre en termes de recette fiscales est minime par rapport à ce qu’ils gagneront. Et pour en revenir à la question du manque à gagner, il faut voir les choses dans le temps. Cela veut dire que, si au bout des trois ans, il y’a 100 000 entreprises qui sont créées dans un État donné, imaginez ce que l’État va gagner en impôt au bout de ces trois ans. Par rapport au fait qu’on aurait eu seulement 1000 entreprises créées. C’est un système gagnant-gagnant. Au lieu d’avoir zéro ou 1000 entreprises créées qui paient peut-être un milliard d’impôt. Imaginez 100 000 entreprises qui paient l’impôt au bout des trois ans. Parce qu’on ne dit qu’il ne faut pas payer d’impôt. C’est juste que ces jeunes ne paieront pas sur trois ans.

En Côte d’Ivoire où vous résidez, la question de l’emploi des jeunes semble avoir été prise à bras le corps par les autorités en place à Abidjan. Un ministère y est même dédié. Quels sont vos rapports avec ce ministère ?

La Fondation a un contrat avec l’État de Côte d’Ivoire à travers le ministère de l’emploi jeune. C’est nous qui formons les jeunes à l’entrepreneuriat. L’année dernière, nous avons formé 3500 jeunes. Cette année, nous devions former 65 000, mais ce nombre a été ramené à 35 000 pour des problèmes de budget. Au niveau des partenariats, nous avons signé avec le ministère de l’enseignement supérieur pour pouvoir former gratuitement tous les jeunes en fin de cycle à l’entrepreneuriat avec le système EZF. La première session a démarré, il y a 3 semaines à Bouaké. Nous allons former 10 000 étudiants chaque année. Nous avons aussi un partenariat avec la BAD (Banque africaine de développement), où ils ont sélectionnée 10 pays pour tester la technique « Entreprendre à zéro franc ». Ils l’ont déjà fait en Côte d’Ivoire et ont remarqué que le taux de réussite des jeunes qui utilisent la technique EZF est supérieur à celui de ceux qui utilisent les voies classiques.

Si vous devez résumer la technique « Entreprendre à zéro franc », cela donnerait quoi concrètement ?

Pour résumer cela, il faut comprendre la définition que nous donnons à « zéro franc ». Pour nous, « zéro franc », c’est lorsqu’on n’a pas recours aux financements traditionnels des banques. La meilleure manière, pour moi, d’expliquer cela, c’est de donner un exemple concret. C’est une jeune dame qui est venue à notre formation avec un projet de fabrication d’habillage pour tablette à partir de pagne wax avec un business plan pour lequel elle cherchait un financement afin d’ouvrir un magasin. Nous lui avons demandé de nous envoyer deux de ses robes en pagne. Nous les avons déchirées et lui avons demandé de faire des modèles avec. Puis, nous avons créé une page Facebook où nous avons exposé ces modèles. Le premier marché qu’elle a eu dans notre réseau de matching, c’était 1000 Euro. Aujourd’hui, elle a deux magasins sans avoir pris un franc avec quelqu’un.

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18 Sep

L’Afrique est la nouvelle frontière pour les drones commerciaux

L’Afrique est la nouvelle frontière pour les drones commerciaux

Le premier service de livraison de drone commercial du monde fonctionne à partir d’une colline qui se cache presque au milieu du Rwanda. Une clôture de barbelé entoure un champ, une tente blanche et une tour de contrôle. De là, Zipline, une société de robotique basée à San Francisco, délivre du sang par drone à près de la moitié de tous les centres de transfusion sanguine du Rwanda. Les commandes sont faites en ligne, par SMS, par téléphone ou par WhatsApp. Un technicien se trouve dans une pièce réfrigérée où les globules rouges, les plaquettes, le plasma et le cryoprécipité sanguin, sont stockés, communiquant avec son équipe sur Slack. Une commande est arrivée à l’hôpital à environ deux heures en voiture. Le drone délivre le paquet en 20 minutes.

«Avoir un modèle éprouvé ici au Rwanda est incroyable», explique Maggie Jim, qui gère les opérations et les communications mondiales pour Zipline. Elle dit que la société parle avec d’autres gouvernements en Afrique, y compris la Tanzanie, ainsi que en Amérique latine, sur le lancement de services de drones là-bas.

Que les pays africains émergent comme un banc d’essai pour de nouvelles idées que les pays occidentaux – bloqués par des règlements stricts ou des systèmes obsolètes – sont trop lents à essayer, est devenu un récit populaire. Les investisseurs étrangers et les entreprises se méfient encore de la mise en place sur le continent alors que les startups locaux, en particulier ceux qui se trouvent en dehors du Nigeria, d’Afrique du Sud ou du Kenya, ont du mal à obtenir des fonds.

Les drones sont un domaine où les pays africains s’avèrent plus acceptables et innovants. L’industrie du drone commercial a commencé lentement dans la plupart des autres régions du monde. Les États-Unis interdisent les vols drone qui quittent la ligne de visée d’un pilote humain. En revanche, les pays africains comme le Rwanda, le Cameroun, le Malawi, l’Afrique du Sud et le Kenya sont de plus en plus ouverts à l’utilisation des drones dans le tourisme, les services de santé et le commerce électronique.

Le Kenya a récemment déclaré qu’il permettrait l’utilisation commerciale de drones. Au Malawi, des drones ont été déployés pour transférer des tests de dépistage du VIH vers et en provenance de régions rurales du Malawi. Ailleurs, ils sont utilisés pour combattre le poisson ou pour augmenter les safaris. Un démarrage camerounais appelé Will & Brothers a récemment recueilli 200 000 $ pour commencer à assembler et à produire dans les parties du pays pour les drones. Au Rwanda, une autre compagnie de drones a l’intention de construire ce qui serait le premier «port drone» civil du monde pour les livraisons commerciales et le transport de fournitures de santé.

Une start-up marocaine Atlan Space a développé des logiciels pour utiliser des drones pour surveiller l’activité maritime illégale (vidéo) comme la pêche illégale ou les déversements d’hydrocarbures. Les autorités ougandaises ont également été ouvertes, selon Moses Gichanga, fondateur de Autonomous Systems Research, un cabinet de conseil basé au Kenya. Avec le consentement du régulateur de l’aviation du pays et des autorités locales, son entreprise effectue des tests de drones aériens dans les districts de l’Est de l’Ouganda et au Malawi.

“Il existe d’innombrables cas d’utilisation pour l’Afrique”, explique Gichanga, qui répertorie l’agriculture, l’exploration minérale, la surveillance de la sécurité et la conservation, comme certaines des principales zones où les drones pourraient être déployés sur le continent.

Les livraisons par drones ont un sens, en particulier dans les pays où les routes sont mauvaises et les communautés déconnectées. Les livraisons de drones ont un sens, en particulier dans les pays où les routes sont mauvaises et les communautés déconnectées. Pendant la saison des pluies, de nombreuses routes du Rwanda sont effacées et les services de santé en cas d’urgence peuvent prendre des heures à cause du terrain accidenté du pays. La cartographie et les livraisons seraient également utiles pour l’expansion rapide des villes africaines. D’ici 2050, jusqu’à la quarantaine de la population mondiale vivra en Afrique, plus de la moitié des villes.

“Si nous pensons à l’Afrique en 2050, ce ne sera pas la même histoire. Plus de personnes, plus de besoins en sécurité, plus d’urbanisation, plus de connectivité [signifient] plus besoin de données précises pour les cartes », explique William Elong, qui a fondé Will & Brothers, qui utilise déjà des drones pour les enquêtes agricoles. Elong dit que la société a reçu plus de demandes pour ses services drone dans le commerce électronique et les soins de santé.

Elong et Gichanga citent le Rwanda comme un exemple de l’ouverture croissante du continent à la technologie drone. Au service de Zipline à Muhanga, à quelques heures au sud de Kigali, les drones sont assis dans des rangées sur un mur. Plus comme des petits avions que des quadrolters, ils volent à 100 km par heure, environ 60 milles par heure, et peuvent atteindre n’importe quelle clinique ou hôpital dans un rayon de 75 kilomètres.

Les drones suivent des routes prédéterminées qui retracent les hauts et les bas du terrain du Rwanda. Au lieu d’atterrir, les drones déposent le paquet à l’hôpital, dans une boite de papier biodégradable attachée à un parachute, puis retournent au quartier général de Zipline.

Mais même dans un pays comme le Rwanda où la technologie a été une partie essentielle des plans de croissance du gouvernement, il n’est pas clair que les drones ont l’impact le plus efficace sur les améliorations apportées aux soins de santé. Le Rwanda a élargi l’accès aux soins de santé à travers le pays et amélioré de manière spectaculaire les taux de mortalité maternelle, mais il est toujours confronté à une pénurie de travailleurs de la santé. Le pays dispose de 0,06 médecins pour 1 000 personnes (pdf), bien au-dessous du taux recommandé par l’Organisation mondiale de la santé de 2,5 agents de santé pour 1 000 personnes. En 2011, neuf anesthésiologistes et 17 chirurgiens au service d’une population de plus de 10 millions.

Zipline et le gouvernement ne divulgueront pas les coûts du service. Jim dit que le système de soins de santé dans son ensemble permettra d’économiser de l’argent en réduisant les déchets et les coûts d’inventaire.

Dans un pays avec un gouvernement connu pour surveiller ses citoyens – et accusé de disparition de rivaux et de critiques – Zipline a également dû gagner la confiance des communautés, leurs drones volent. L’équipe s’est présentée dans les événements de la mairie, montrant les photos des résidents des drones et leur assurant qu’ils sont uniquement pour la livraison. Le seul moment où les caméras sont installées sur les drones est lors des vols d’essai pour tracer les routes. “Nous voulons nous assurer que tout citoyen au Rwanda comprend ce que cela signifie quand un drone les survolent”, a déclaré Jim.

 

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06 Sep

Régulariser l’économie informelle : le défi africain

Régulariser l’économie informelle : le défi africain

L’économie informelle représente encore en Afrique jusqu’à 50 % du PIB de certains pays. Ces activités menées en dehors de toutes réglementations sont souvent le seul moyen de subsistance de la population. La structuration de l’économie est le grand défi actuel de l’Afrique. Un sujet délicat, tant les équilibres sont précaires sur le continent.

Les rues des métropoles africaines en témoignent mieux que les études les plus savantes, l’économie informelle est omniprésente en Afrique. Coiffeurs de rue, vendeurs de téléphones, marchands de fruits, mototaxis… toutes ces activités sont en effet souvent menées en dehors de toutes réglementations. Cette absence de règles (enregistrement des commerces, enregistrement des salariés, taxes, impôts, cotisations sociales) est ce qui caractérise l’économie informelle. Contrairement à l’économie souterraine qui concerne des activités illégales, l’économie informelle regroupe toutes les activités légales menées en dehors de toute réglementation.

90 % de la main d’œuvre

Le poids de cette économie peut représenter de 30 à 50 % du PIB des pays africains, selon les études menées par des organismes comme le Banque mondiale ou la Banque africaine de développement. Dans certains secteurs, l’économie informelle peut même concentrer 90 % de la main d’œuvre disponible. Souvent pratiquée par des personnes précaires, sans formation, l’économie informelle a envahi les rues africaines durant les crises des années 80. Elle représentait pour une grande partie de la population laissée à l’abandon par des Etats impuissants et (ou) corrompus, la seule chance de pouvoir subvenir aux besoins les plus élémentaires. En ce sens, l’économie informelle témoigne du grand dynamisme des populations africaines en dépit de conditions souvent contraires.

Mais cette économie informelle à un prix. Sans structuration de l’économie, les Etats ne peuvent engager les grandes réformes dont l’Afrique a besoin. Développement de l’éducation et de la formation, développement des infrastructures (électricité, routes, transports), développement des services sociaux de santé.

Des solutions africaines pour l’Afrique

De fait, les solutions envisagées par les Etats, les entreprises, les experts et les syndicats doivent être innovantes. Pour Youssouf Maiga, expert indépendant basé au Burkina-Faso, ces solutions ne peuvent être trouvées à Genève, Paris ou New-York dans les bureaux des grandes institutions internationales. Elles doivent murir dans les artères des villes africaines. « On ne pas demander aux réparateurs de téléphones qui travaillent dans les rues, de payer impôts et taxes du jour au lendemain. Mais on peut imaginer des formes de certifications de leur activité, de leur savoir-faire comme bases à la création d’une véritable corporation ».

De fait, pour de nombreux observateurs, la structuration de l’économie africaine doit d’abord faire la preuve de ses bénéfices en matière de santé, éducation, couverture chômage pour être acceptée par la population. En un mot, les Etats africains vont devoir faire la preuve de leur capacité à organiser le développement des pays. Ce n’est pas le moindre des défis que propose aujourd’hui en Afrique, l’économie informelle.

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30 Aug

Google lance un programme de formation technologique et un fond pour l’Afrique

Google lance un programme de formation technologique et un fond pour l’Afrique

Alphabet Inc’s Google vise à former 10 millions de personnes en Afrique en compétences en ligne au cours des cinq prochaines années dans le but de les rendre plus employables, a déclaré son chef de la direction jeudi.

Le géant de la technologie des États-Unis espère également former 100 000 développeurs de logiciels au Nigéria, au Kenya et en Afrique du Sud, a déclaré un porte-parole de l’entreprise.

La promesse de Google a marqué l’expansion d’une initiative qu’elle a lancée en avril 2016 pour former les jeunes africains en compétences numériques. Il a annoncé en mars qu’il avait atteint son objectif initial de formation d’un million de personnes.

La société s’engage à préparer encore 10 millions de personnes pour des emplois dans le futur au cours des cinq prochaines années, a déclaré le chef de la direction de Google, Sundar Pichai, lors d’une conférence d’entreprise dans la capitale commerciale nigériane de Lagos.

Google a déclaré qu’il offrirait une combinaison de formation en personne et en ligne. Google a déclaré sur son blog qu’il réalise la formation en langues, y compris le swahili, le haoussa et le zoulou et essaie de faire en sorte qu’au moins 40 p. 100 des personnes formées soient des femmes. Il n’a pas dit combien coûte le programme.

L’Afrique, avec sa croissance rapide de la population, la chute des coûts de données et l’adoption massive de téléphones portables, ayant largement recours à un ordinateur personnel, est tentant pour les entreprises technologiques. Des dirigeants comme le président de Alibaba Group Holding Ltd Jack Ma ont également récemment visité des parties du continent.

Mais des pays comme le Nigéria, le Kenya et l’Afrique du Sud, que Google a déclaré qu’il viserait initialement pour sa formation aux développeurs mobiles, pourraient ne pas offrir autant d’opportunités que les entreprises chinoises et indiennes.

Les lacunes en matière de richesses engendrissent qu’une grande partie de la population dans des endroits comme le Nigeria a peu de revenus disponibles, alors que l’adoption mobile tend à favoriser des modèles de téléphones plus basiques. Combiné à de mauvaises infrastructures de télécommunications, cela peut signifier un ralentissement et moins de navigation sur Internet, dont les entreprises technologiques comptent pour gagner de l’argent.

Google a également annoncé son intention de fournir plus de 3 millions de dollars en financement sans frais, mentorat et espace de travail à plus de 60 start-ups africaines sur trois ans.

En outre, YouTube lancera une nouvelle application, YouTube Go, visant à améliorer la diffusion vidéo sur les réseaux lents, a déclaré Johanna Wright, vice-présidente de YouTube.

YouTube Go est testé au Nigeria en juin, et la version d’essai de l’application sera offerte dans le monde plus tard cette année, at-elle déclaré.

 

 

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