07 Dec

Deux ans après avoir reçu 4 millions de dollars d’investissement, comment ce jeune entrepreneur a pu faire faillite?

Deux ans après avoir reçu 4 millions de dollars d’investissement, comment ce jeune entrepreneur a pu faire faillite?

Après l’échec de sa dernière levée de fonds, le cofondateur du « Netflix africain », Tonjé Bakang, a dû se résoudre à suspendre les activités de sa plateforme. Il a décidé de raconter en détails son aventure entrepreneuriale, estimant que son récit pourrait aider d’autres jeunes porteurs de projets.

Afrostream, la plateforme de vidéos africaines et africaines-américaines à la demande cofondée en 2015 par Tonjé Bakang, ne répond plus. L’annonce, que ce Français de parents camerounais a fait le 17 septembre – quatre jours après l’arrêt de la commercialisation des abonnements au service –  en a surpris plus d’un. Il est vrai que jusque-là, l’histoire de sa start-up avait tout de la success story.

Quelques mois à peine après son lancement, le service, initialement lancé en France, en Belgique, au Luxembourg et en Suisse, était parti à la conquête du marché africain, devenant accessible dans 24 pays du continent. Forte de la participation d’Orange dans son capital, la jeune entreprise, passée par l’incubateur californien Ycombinator, paraissait toujours plus forte. En janvier, Tonjé Bakang avait d’ailleurs annoncé à Jeune Afrique son intention de se lancer dans la coproduction.

J’ai posé une marche. D’autres iront plus haut, plus fort

Quelques mois plus tard, il a mis la clé sous la porte, faute d’avoir convaincu suffisamment de partenaires lors de sa dernière levée de fonds. « C’est sûr que j’aurais préféré une issue différente, mais je n’ai pas le sentiment d’avoir perdu. J’ai posé une marche, et je sais que d’autres iront plus haut, plus fort », explique-t-il à Jeune Afrique. Lui-même n’exclut pas de revenir un jour vers cette plateforme qui a enregistré 70 000 abonnés en deux ans d’existence, car « la passion demeure ».

Dans un long post de blog, intitulé Dans les coulisses de l’aventure Afrostream, Tonjé Bakang a tenu à raconter de l’intérieur son parcours d’entrepreneur. Pour s’expliquer auprès des abonnés, mais aussi et surtout pour déclencher des vocations auprès de jeunes porteurs de projets d’Afrique et d’ailleurs : « J’ai tout livré, les partenariats stratégiques que j’ai pu nouer, l’argent que j’ai pu récolter… Cela montre aux jeunes ce qu’un des leurs peut réaliser, sans faire partie d’une famille introduite dans les circuits du pouvoir. »

Morceaux choisis de son récit :

Genèse

« Afrostream est né d’un constat simple, les films et séries africaines, afro-caribéennes et afro-américaines méritent d’avoir une plus large diffusion. Un public en quête de représentation ou de découvertes n’a pas toujours facilement et légalement accès à ces contenus aspirationnels.

Communication

« Malgré mes ressources personnelles limitées, j’investissais massivement sur les réseaux sociaux pour promouvoir le concept auprès de clients potentiels. Cette stratégie a été validée quand l’équipe de TF1 nous a contactés pour créer un partenariat avec leur plateforme de vidéo à la demande.

Levée de fonds

« Malgré des entretiens courtois, aucun de mes interlocuteurs investisseurs ne comprenaient réellement le problème qu’Afrostream tenait à résoudre. À l’époque, ils n’étaient pas non plus convaincus que l’Afrique puisse être un continent d’opportunités pour un media payant. Ce premier road show fut un échec cuisant. Je me suis retrouvé face à un mur qui aurait pu me conduire à jeter l’éponge.

Droits de diffusion

« Pour une offre légale comme la nôtre, nous devions être en mesure de payer entre 1000 € et 15 000 € par épisode pour une série et entre 2000 et 50 000€ pour un film, ceci uniquement pour une année d’exploitation et sur une liste de territoires bien définie. »

Netflix a près de 3 000 films et séries, et certains trouvent que c’est limité. Alors imaginez leurs réactions devant nos 30 séries et nos 100 films…

David contre Goliath

« Un service comme Netflix a près de 3 000 films et séries mais malgré ce chiffre, de nombreux abonnés trouvent que le choix de contenu est limité. Alors imaginez leur réaction pour un service avec uniquement 30 séries et 100 films… »

Le rêve américain

« En juin 2015, nous avons la chance d’être sélectionnés par le plus prestigieux accélérateur de start-up au monde. Cette sélection nous permet de recevoir un financement de 120 000 $ [107 000 euros] et un accompagnement au développement de notre entreprise pendant quatre mois à San Francisco. Suite à notre présentation face aux investisseurs, j’ai réussi à lever au total environ 4 000 000$ pour développer Afrostream pendant 2 ans. »

Non rentable

« Alors que je pensais que la croissance d’Afrostream serait suffisante pour les investisseurs, la plupart d’entre eux nous reprochaient de n’être pas arrivé à la rentabilité avant de les solliciter pour une nouvelle levée de fonds. Il est vrai qu’il est recommandé aux start-up d’être à l’équilibre ou rentable quand elles entreprennent leur 2e levée de fond. Mais dans l’industrie audiovisuelle, il est tout à fait normal de ne pas être rentable les premières années. »

Le 17 mars 2017, nous recevons une mauvaise nouvelle : un des investisseurs a changé d’avis à la dernière minute

La gifle

« Le 17 mars 2017, après quelques faux espoirs, la mauvaise nouvelle tombe. Un des investisseurs a changé d’avis à la dernière minute, il se retire. Cet événement a signé la mort clinique d’un projet en croissance, un projet pour lequel l’équipe se battait sans relâche, un projet avec un réel impact social et culturel, un projet auquel j’ai consacré quatre ans de ma vie. »

À la recherche d’un repreneur

« Entre avril et août 2017, j’entame des discussions avec plus de 10 repreneurs potentiels, je me déplace à Los Angeles, Miami et New York pour les convaincre d’avancer rapidement car je sais que notre trésorerie ne nous permettrait pas de passer l’été. Fin août, je n’ai plus les moyens de payer tous les salaires… Il est temps de raccrocher les gants. »

La fermeture du service

« Les discussions avec les repreneurs américains n’ayant pas abouti, j’ai pris la décision de suspendre l’activité de la filiale française, Afrostream Studio France et la commercialisation de l’offre en France, Belgique, Luxembourg, Suisse et dans 24 pays africains. »

Lancer une start-up c’est comme créer un profil Tinder. À première vue c’est attrayant. Quand on y regarde de plus près, ça a l’air compliqué

Une expérience inestimable

« Ce n’est pas parce que je ne suis pas millionnaire que j’ai perdu… Je suis devenu riche d’une expérience inestimable. Lancer une start-up c’est comme créer un profil Tinder. À première vue c’est attrayant. Quand on y regarde de plus près, ça a l’air compliqué. Au troisième coup d’œil, ça s’annonce insurmontable. Mais comme dans toutes les rencontres amoureuses, lancer une start-up commence par de la passion mais finit quelques fois par un déchirement. Comme dans toute relation, la peur de souffrir à la fin ne doit pas occulter tout le bonheur qui précède. C’est exactement la même chose avec l’entrepreneuriat. Après un échec, il faut recommencer. Si c’était à refaire, je le ferais. »

Source

05 Oct

Entreprendre avec ZÉRO franc : les solutions de Mathey contre le chômage en Afrique

Entreprendre avec ZÉRO franc : les solutions de Mathey contre le chômage en Afrique

Samuel Mathey est PHD en économie. Il a créé une fondation dont il est le président : la FAFEDE (Fondation africaine pour l’entrepreneuriat et le développement économique). Cet Africain qui a enseigné à HEC Paris et dans certaines universités des USA dit avoir trouvé deux réponses à la question de l’emploi des jeunes en Afrique: « 35.3 » et « EZF ». Il nous les explique.

« 35.3 » et « EZF », vos deux solutions à la problématique de l’emploi des jeunes en Afrique. Une problématique, pourtant, si vieille. Peut-on savoir de quoi il est question ?

L’initiative 35.3 est née d’un constat très simple. Aujourd’hui, les États africains n’ont pas véritablement de solutions pour l’emploi des jeunes. La solution d’excellence qui apparait pour les États , c’est l’entrepreneuriat ou l’auto-emploi. Par exemple, la Côte d’Ivoire produit près de 10.000 étudiants en fin de cycle chaque année dans les universités, sans compter les grandes écoles et les gens qui sont en chômage technique, etc. Véritablement, l’emploi apparaît comme l’un des problèmes clés des États Africains. On nous dit également que d’ici 2050, on aura plus d’un milliard de jeunes à travers l’Afrique. Au niveau de notre Fondation, nous avons fait des études qui corroborent d’autres études qui démontrent que les trois problèmes majeurs qui empêchent les jeunes d’entreprendre, c’est premièrement, l’accès aux fonds et à l’investissement ; deuxièmement, la fiscalité et les impôts ; et troisièmement, l’accès aux contrats et aux marchés. Dans le sens que le jeune, aujourd’hui, pour entreprendre, il va dire, je n’ai pas d’argent. Ensuite, quand il entreprend, dès le premier jour, il doit payer des impôts, patentes, etc. ,de sorte que beaucoup de jeunes ne se retrouvent pas et ils abandonnent. Enfin, lorsqu’il tient, pour avoir un marché, c’est la galère. On va lui poser tellement de conditions qu’il finira par se décourager. Si ces trois problèmes ne sont pas résolus, le problème de l’emploi des jeunes ne sera jamais résolu en Afrique. Ce que nous avons décidé de faire, c’est de nous attaquer à ces trois problèmes. Concernant le financement, nous avons mis en place, et c’est l’un des projets phares que porte la Fondation, la technique EZF (Entreprendre à partir de Zéro franc). Nous avons une série de formation sur comment démarrer son entreprise, même lorsque vous n’avez pas accès à un financement. Pour résoudre le problème de l’accès aux marchés, nous avons mis en place le « matching ». C’est-à-dire qu’aujourd’hui, nous avons une base de données, où on met en contact le jeune Ivoirien avec le jeune Sénégalais ou le jeune Sud-Africain qui crée une entreprise pour qu’ils forment un genre de holding et puissent compétir avec des entreprises plus consistantes. Parce que le grand handicap qui bloque les jeunes dans l’accès aux marchés, c’est le fait qu’on leur reproche de ne pas avoir d’expériences. Le fait de les regrouper augmente leurs chances d’avoir accès aux marchés. Pour résoudre le problème de la fiscalité, nous proposons l’initiative 35.3. Ici, ce que nous disons aux États africains, c’est que si vous voulez résoudre le problème de l’emploi des jeunes par l’entrepreneuriat, levez cette contrainte des impôts en prenant une loi qui dit que « tout jeune de 35 ans et moins qui crée une entreprise, ne paie aucun impôt pendant 3 ans ». Ainsi, lorsque le jeune va savoir qu’en créant son entreprise, il ne va pas être tout de suite assailli d’impôts, il va se concentrer sur son entreprise.

Belle initiative à première vue. Mais, en avez-vous parlé aux États africains ?

Nous avons eu des discussions informelles avec des gens dans plusieurs institutions dont l’Union africaine. On nous a dit que pour amener un tel projet sur la table de l’Union africaine, il nous faut démontrer qu’il y’a des personnes, des jeunes qui sont d’accord avec notre idée. Nous avons donc initié une pétition. Nous nous sommes donné pour objectif d’atteindre un million de signatures. Nous avons ouvert une page facebook. Le site de l’initiative sera bientôt ouvert où les jeunes pourront signer la pétition et, évidemment, s’inscrire dans la base de données. Quand nous aurons atteint cet objectif, nous pourront aller vers l’Union africaine.

Avez-vous pensé aux financements de ce projet? Vous parlez de 35 ans et moins. C’est quasiment la moitié de la population africaine qui, lorsqu’elle va décider d’entreprendre, ne paiera pas d’impôt pendant 3 ans. Comment les États financent-ils tout cela ? Comment comblent-ils ce manque à gagner ? 

Nous savons effectivement que cela peut constituer un manque à gagner pour les États en termes de recettes fiscales. Donc, ce que nous proposons, c’est que les jeunes vont s’engager selon des conditionnalités. Ces gens qui vont bénéficier de cette loi, doivent s’engager à employer au moins 3 personnes ; donc création d’emplois. Deuxièmement, ils s’engagent à recevoir au moins 5 élèves ou étudiants en stage durant les vacances. Ensuite, les entreprises seront reliées aux personnes individuelles de sorte les jeunes qui s’y engagent ne puissent pas en bénéficier plus d’une fois. Les États retrouveront cet argent perdu dans les emplois qui sont créés. Et,si au bout des 3 ans, le jeune fait un bénéfice de plus de 30% de son chiffre d’affaire, il paiera les impôts sur le surplus de ce bénéfice. Actuellement, nous sommes en train de mener des études plus détaillées. Pour nous, dans les premières études préliminaires que nous avions faites, cela va créer un effet d’entrainement qui va permettre aux États de combler ce manque à gagner, dans le sens qu’il y a de l’emploi qui est créé ; de l’investissement qui est fait parce que les jeunes vont acheter les équipements ; il y aura de l’exportation de marchandises, etc. Il y a du commerce qui sera généré.

Il y a deux des problèmes bien réels en Afrique : le manque de statistiques et l’absence de mécanismes de suivi dans beaucoup de projets similaires. En avez-vous tenu compte ? Les Africains ont-ils les moyens de suivre une telle initiative de bout en bout ?

C’est une bonne et grosse question. Personnellement, j’ai eu à mener plusieurs études de développement. J’ai fait partie de l’équipe qui a rédigé le PND (Plan national de développement) en Côte d’Ivoire. J’ai fait partie de l’équipe qui a rédigé la nouvelle politique industrielle de la Côte d’Ivoire. J’ai eu à enseigner en France, HEC Paris, aux USA, etc. Je parle en connaissance de cause. Je suis au cœur des choses. C’est pour cela que pour le site qui sera opérationnel dans quelques semaines, dans la pétition, on va demander aux jeunes de s’inscrire dans la base de données. Ainsi, ceux qui vont décider de créer une entreprise, automatiquement, seront suivis pour qu’on ait une traçabilité et qu’on voie qu’effectivement, il y’a des jeunes qui ont créé des entreprises à l’issue de tout ça. Nous ne prétendons pas qu’à l’instant , nous pouvons répondre à toutes les questions. Mais, je pense, véritablement, que c’est l’inaction qui rend nos États sous-développés.

Vous êtes-vous dit, un moment, qu’il faut essayer tout cela sur un échantillon ? Vous parliez tantôt de l’Union africaine. Pourquoi ne pas prendre un seul pays et tester l’initiative ?

Pour nous, cette sélection va se faire de façon naturelle. Nous ne pensons pas que tous les 54 États africains vont nous suivre le même jour. Nous avons déjà commencé à discuter avec certains États , notamment, la Côte d’Ivoire et le Sénégal où nous avons eu des contacts assez avancés. Je pense que ces États vont partir tout de go. Et, progressivement avec les résultats, c’est pour cela que la question que vous avez soulevée sur les statistiques et sur la collecte des données est très importante, les autres États vont voir qu’effectivement cette méthode crée de l’emploi et que ce qu’ils pensaient perdre en termes de recette fiscales est minime par rapport à ce qu’ils gagneront. Et pour en revenir à la question du manque à gagner, il faut voir les choses dans le temps. Cela veut dire que, si au bout des trois ans, il y’a 100 000 entreprises qui sont créées dans un État donné, imaginez ce que l’État va gagner en impôt au bout de ces trois ans. Par rapport au fait qu’on aurait eu seulement 1000 entreprises créées. C’est un système gagnant-gagnant. Au lieu d’avoir zéro ou 1000 entreprises créées qui paient peut-être un milliard d’impôt. Imaginez 100 000 entreprises qui paient l’impôt au bout des trois ans. Parce qu’on ne dit qu’il ne faut pas payer d’impôt. C’est juste que ces jeunes ne paieront pas sur trois ans.

En Côte d’Ivoire où vous résidez, la question de l’emploi des jeunes semble avoir été prise à bras le corps par les autorités en place à Abidjan. Un ministère y est même dédié. Quels sont vos rapports avec ce ministère ?

La Fondation a un contrat avec l’État de Côte d’Ivoire à travers le ministère de l’emploi jeune. C’est nous qui formons les jeunes à l’entrepreneuriat. L’année dernière, nous avons formé 3500 jeunes. Cette année, nous devions former 65 000, mais ce nombre a été ramené à 35 000 pour des problèmes de budget. Au niveau des partenariats, nous avons signé avec le ministère de l’enseignement supérieur pour pouvoir former gratuitement tous les jeunes en fin de cycle à l’entrepreneuriat avec le système EZF. La première session a démarré, il y a 3 semaines à Bouaké. Nous allons former 10 000 étudiants chaque année. Nous avons aussi un partenariat avec la BAD (Banque africaine de développement), où ils ont sélectionnée 10 pays pour tester la technique « Entreprendre à zéro franc ». Ils l’ont déjà fait en Côte d’Ivoire et ont remarqué que le taux de réussite des jeunes qui utilisent la technique EZF est supérieur à celui de ceux qui utilisent les voies classiques.

Si vous devez résumer la technique « Entreprendre à zéro franc », cela donnerait quoi concrètement ?

Pour résumer cela, il faut comprendre la définition que nous donnons à « zéro franc ». Pour nous, « zéro franc », c’est lorsqu’on n’a pas recours aux financements traditionnels des banques. La meilleure manière, pour moi, d’expliquer cela, c’est de donner un exemple concret. C’est une jeune dame qui est venue à notre formation avec un projet de fabrication d’habillage pour tablette à partir de pagne wax avec un business plan pour lequel elle cherchait un financement afin d’ouvrir un magasin. Nous lui avons demandé de nous envoyer deux de ses robes en pagne. Nous les avons déchirées et lui avons demandé de faire des modèles avec. Puis, nous avons créé une page Facebook où nous avons exposé ces modèles. Le premier marché qu’elle a eu dans notre réseau de matching, c’était 1000 Euro. Aujourd’hui, elle a deux magasins sans avoir pris un franc avec quelqu’un.

Source

30 Aug

A 26 ans, il reçoit 10 millions de dollars pour sa start-up

A 26 ans, il reçoit 10 millions de dollars pour sa start-up

Un entrepreneur nigérian de 26 ans travaille à transformer la façon dont les banques et les entreprises procèdent aux paiements en Afrique.

Iyinoluwa Aboyeji, co-fondateur de Flutterwave, une API de paiement conçue pour simplifier les paiements – espère utiliser la plate-forme pour intégrer plus d’Africains dans le secteur financier traditionnel.

Le start up, qui a récemment reçu 10 millions de dollars de fonds provenant des investisseurs américains, intègre les sociétés financières et les autres fournisseurs de services de paiement dans sa plate-forme dans le but de minimiser le fardeau des dépenses supplémentaires que les entreprises doivent supporter lors de la réalisation des paiements.

«Notre infrastructure de paiement de bout en bout couvre tous les aspects du traitement des paiements; De fournir les paiements Gateway API à la gestion des risques et du règlement des paiements « , déclare Flutterwave sur son site web.

« Cela réduit le besoin de multiples intégrations de passerelle de paiement héritées qui augmentent le risque de paiements échoués ».

Les banques à travers l’Afrique adoptent cette plate-forme car elles leur ont permis de maintenir une expérience numérique transparente pour leurs clients.

C’est un système de paiement unique qui se connecte directement aux cartes locales et internationales ainsi qu’aux systèmes de transfert d’argent mobile et aux comptes bancaires à travers le continent, ce qui permet aux utilisateurs d’envoyer et de recevoir de l’argent partout dans le monde.

Changer le visage de l’Afrique

Flutterwave, une start-up de Silicon Valley, compte Y Combinator, Omidyar Network et Social Capital comme certains de ses principaux investisseurs.

Actuellement, l’entreprise traite plus de 1,2 milliard de dollars de paiements numériques dans 10 millions de transactions et accepte 350 devises dans 30 pays africains. Tous les commerçants sont facturés à de petits frais de service, dont un petit pourcentage concerne les banques.

Le siège social de la société est situé à San Francisco, aux États-Unis, mais il possède également des bureaux au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud.

Aboyeji, qui est également le fondateur d’Andela – une plate-forme en ligne reliant les entreprises aux meilleurs développeurs de logiciels africains – attribue l’idée de commencer Flutterwave au désir d’améliorer la vie grâce à la technologie.

Le codeur brillant a quitté Andela en août de l’année dernière pour démarrer Flutterwave avec l’aide d’un groupe de banquiers, d’ingénieurs et d’entrepreneurs africains.

Il a également travaillé comme conseiller chez Africa Angels Network (maintenant CRE VC), qui est actuellement le plus important fonds d’amorçage en Afrique avec plus de 18 investissements dans neuf pays.

Aboyeji est titulaire d’une licence en études internationales, études juridiques et développement international de l’Université de Waterloo  et un diplôme scolaire de l’Ontario en anglais, en économie, études juridiques et développement

international du Columbia International College.

Source

23 Jul

Zoom sur Linda Ikeji,la bloggeuse la plus influente et la mieux payée du Nigéria.

Zoom sur Linda Ikeji,la bloggeuse la plus influente et la mieux payée du Nigéria.
Moins connue dans le monde francophone, Linda Ikeji est une vraie star au Nigéria. Cette ancienne mannequin est la première à avoir montré que le blogging pouvait rendre riche. Elle fait d’ailleurs désormais partie des plus grandes fortunes et célébrités de son pays, avec des revenus estimés à 1 millions de $ par an. Comment cette jeune femme issue d’une famille modeste en est-elle arrivée là ?
D’une enfant de famille modeste à la femme d’affaire millionnaire

Second enfant d’une famille originaire de Nkwerre, Linda a appris dès son plus jeune âge à se responsabiliser, elle a pris conscience du rôle qu’elle avait au sein de sa famille. À 18 ans, elle entame des études d’anglais à l’université de Lagos. Pour arrondir ses fins de mois, elle fait du mannequinat et enchaîne les petits boulots de serveuse mais aussi de rédactrice. Même si cela ne payait pas beaucoup, elle n’a pas baissé les bras et a continué afin de nourrir sa famille. Mais Linda se fit une promesse qu’elle a tenu : « Un jour, je réaliserai quelque chose. Tout l’argent que je gagnerai sera mon argent que j’aurai mérité. Aucun Homme ne m’enlèvera ma dignité, c’est tout ce que j’ai. »

En 2004, elle obtient son diplôme de l’université de Lagos puis débute le blogging comme Hobby avec lindaikeji.blogspot.com. À l’époque, internet n’était pas aussi développé qu’aujourd’hui et devait donc passer des heures dans des cybercafés. C’est en 2007 qu’elle est devenue une bloggeuse active. Sa spécialité : les potins de people, mais aussi les faits divers et le divertissement, sans d’ailleurs forcément demander l’autorisation aux publications d’origine.

Petit à petit, le blog de Linda Ikeji devient une référence et est de plus en plus visité. Elle passe progressivement de centaine de visiteurs par mois au million. En prenant conscience de l’importance que gagnait son blog, elle prit son activité au sérieux et se mit vendre des espace de publicité et des bannières. D’ailleurs, le bandeau en haut du site vaudrait un peu plus de 4000 dollars. Des estimations révèlent que les revenus de son blog peuvent atteindre le million de dollar par an grâce aux annonces publicitaires.

Ainsi, c’est sans capital que Linda Ikeji, partie de rien, a débuté son business et est devenue la bloggeuse la plus influente et la mieux payée du Nigéria. Le secret de son succès, c’est d’abord sa proximité avec les vedettes nigérianes. Cet ex-mannequin fréquente le gratin de Nollywood, de la musique, de la politique et de la finance.

Capture-d’écran-2017-03-17-à-12.39.42

Un projet d’aide aux femmes « I’d rather be self made ; No thanks »

Parallèlement, elle conduit un projet social nommé « I’d rather be self made ; No thanks” (je préfère être une self-made ; non merci) qui suit ce qu’elle s’est toujours promis. A travers ce dernier elle accompagne des jeunes femmes âgées de 16 à 25 ans qui souhaitent développer un business. Plus récemment, elle a crée sont propre réseau social, nommé Linda Ikeji Social qui compte déjà des milliers d’utilisateurs.

Considérée comme une des personnes les plus influentes du paas, les hommes politiques essaient de se rapprocher de Linda Ikeji pour séduire la jeunesse. Lors de l’élection présidentielle et de celle des gouverneurs en avril 2015, des dizaines de milliards de dollars ont été dépensés pour des influenceurs et Linda a touché sa part du gâteau. L’ex-Président Goodluck Jonathan au pouvoir jusqu’en mai 2015 a tout fait pour se rapprocher d’elle comme de nombreux people et stars de Nollywood. Sa proximité affichée avec les vedettes avait aidé l’ancien chef de l’Etat à être élu une première fois en 2011. Mais quatre ans plus tard, cela n’a pas suffi à lui faire conserver ses fonctions.

Capture-d’écran-2017-03-17-à-12.58.36

Entre fascination et répulsion

Linda Ikeji suscite à la fois un sentiment de fascination et de répulsion. Dans les milieux des hautes personnalités, elle est crainte et détestée. Cela s’explique par ses posts parfois enragés capables de détruire des réputations. Mais la jeune femme reste un modèle pour des millions de Nigérianes rêvant d’accéder à son monde de paillettes. De plus, elle reste un exemple d’émancipation pour de nombreuses jeunes filles dans un pays où de nombreuses femmes ont du mal à acquérir leur indépendance.

On ne peut que prédire que son marché a un potentiel encore très important et ce d’autant plus qu’elle n’ignore rien du marketing.  A l’heure actuelle, selon les chiffres, 30% des 180 millions de Nigérians bénéficient d’un accès à internet. D’ici à 2050, le pays devrait compter plus de 400 millions d’habitants, dont de nombreux connectés. Le potentiel de progression de blogs tels que celui de Linda Ikeji est donc particulièrement important. Sans oublier que les rumeurs sur les hauts placés et les faits divers ont le vent en poupe.

Par Céline Bernath -Amina Mag

23 Jul

Voici le premier zimbabwéen à concevoir et fabriquer un véhicule à moteur électrique et un hélicoptère hybride

Voici le premier zimbabwéen à concevoir et fabriquer un véhicule à moteur électrique et un hélicoptère hybride

Sangulani Chikumbutso dirige la société Saith Technology, spécialisée dans l’énergie et la communication. Le jeune inventeur, qui est né et a grandi à Kuwadzana, une banlieue résidentielle de Harare la capitale, déclare volontiers « défier les lois de la physique » dans le domaine de technologie. Zoom sur quatre inventions phares du prodige présentées au public.

L’hélicoptère hybride

SAITH-Helicopter-stands-by-the-two-seater-helicopter-which-uses-six-different-types-of-fuel

Conçu sur un modèle futuriste, cet hélicoptère dispose de deux sièges et utilise six types de carburants différents. Baptisé Saith Hex-Copter, il est doté d’un moteur à propulsion hybride. Pour la fabrication de son prototype, Sangulani Chikumbutso explique importer quelques pièces, notamment celles numériques et le graphite mais l’essentiel de la production est local. En dehors du graphite, un grand nombre de composants métalliques sont fabriqués avec des matériaux en aluminium et en acier. La caractéristique la plus novatrice de cet hélicoptère est certainement la technologie Fly-by-wire dont il est doté qui permet un contrôle manuel avec l’électronique, ce qui le rend plus léger en altitude.

La voiture électrique écologique

zimbabwe

La voiture mise au point par l’inventeur zimbabwéen a l’avantage d’être écologique, donc respectueuse de l’environnement, dans un contexte de réchauffement climatique. Elle est en effet équipée d’un moteur électrique qui utilise l’énergie verte mise au point lors de la fabrication du Greener Power Machine. Chikumbutso affirme ne pas avoir conçu le modèle du véhicule. Cependant, il en fait fabriquer la coque par des artisans, localement. Contrairement aux voitures électriques déjà commercialisées de par le monde, son invention n’a pas besoin d’être constamment chargée à partir d’une source d’électricité. Les cinq batteries spéciales dont elle est dotée produisent dès le démarrage la quantité d’énergie nécessaire pour rouler. La charge se poursuit en continu tant que le véhicule est en mouvement. Son pic de vitesse est de 90km/h.

Le drone de surveillance autonome

drone

Le drone intelligent Mesh IP sert à la fois à la surveillance et à la communication. Selon son concepteur, il est entièrement indépendant et peut se diriger de façon autonome, ce qui en fait un modèle unique. « La plupart des drones disposent de télécommandes pour effectuer des vols réguliers, mais très peu possèdent la fonction de pilote automatique. Le logiciel spécifique à cette fonction a été introduit à partir du Canada », précise t-il sur le site internet de Saith Technologies. Pour réaliser cette prouesse technologique, le jeune inventeur a entrepris de synchroniser numériquement les radars, moteurs, et capteurs. Le drone peut être programmé pour faire demi-tour en fonction des conditions climatiques ou en cas de recherches infructueuses.

La Greener Power Machine (GPM)

zimb

Cette invention est, selon le site d’information blackfeelings.com, en passe de révolutionner le secteur de l’énergie. Fabriqué localement, ce générateur produit de l’énergie propre, 100 % écologique et a une capacité de 500000 Watts. Pour parvenir à ce résultat, l’inventeur zimbabwéen a utilisé la technologie radio. Novateur, ce générateur est conçu pour canaliser l’énergie qu’il produit et de la convertir en énergie électrique directement utilisable par les appareils électriques.

Avec toutes ces inventions, ce passionné d’électronique peut estimer avoir réalisé son rêve d’enfant. Lui qui ambitionnait de suivre les traces de son père mécanicien.

Source

23 Jul

un jeune étudiant kenyan invente un détecteur numérique d’alcoolémie qui bloque la voiture si nécessaire.

un jeune étudiant kenyan invente un détecteur numérique d’alcoolémie qui bloque la voiture si nécessaire.

Un jeune kényan, Alex Menjo, étudiant en 5ème année d’ingénierie de l’information et des télécommunications à l’Université Multimédia du Kenya (MMU), s’est illustré positivement avec son détecteur numérique d’alcoolémie qui bloque la voiture si nécessaire.

Cet outil, il l’a développé pour réduire le risque de survenue d’accidents de la circulation provoqués par la conduite en état d’ivresse au Kenya. Le système numérique, contrairement au test d’alcoolémie utilisé par la police routière nationale, empêche les conducteurs ivres de prendre le volant. Doté d’un analyseur d’haleine, cette innovation TIC convertit les données d’alcoolémie du conducteur, récoltées dans l’habitacle du véhicule, en impulsions électriques. Si la mesure du niveau d’alcoolémie est élevée, le système déclenche un capteur qui bloque le démarrage du moteur. Le moteur de la voiture ne pourra pas démarrer, aussi longtemps que le conducteur ivre sera derrière le volant et que son niveau d’ivresse, enregistré par le système, demeurera élevé.

Inspiré du test d’alcoolémie utilisé par les patrouilles de la police routière nationale, le système développé par Alex Menjo peut être fixé soit sur le volant, soit sur la portière du conducteur. Lorsque le moteur se bloque, l’innovation peut également émettre un signal de géolocalisation pour permettre au propriétaire du véhicule, si c’est un de ses proches, de le retrouver facilement.

D’après l’Autorité Nationale de la Sécurité des Transports (NTSA), plus de 1 602 personnes ont déjà perdu la vie, suite à des accidents de circulation au cours du premier semestre de cette année.

Source