25 Jan

Coworking?

Coworking?

Coworking: quand être à son compte ne rime plus avec traversée du désert…

Choisir d’être à son compte c’est faire le choix de l’indépendance, de la liberté et de l’autonomie. Indépendants, freelances et entrepreneurs se heurtent malheureusement bien souvent au problème de la solitude et de l’isolement social. Cette solitude est pesante humainement et pénalisante professionnellement. Dans un monde qui s’organise en réseau, entreprendre et travailler seul n’est ni agréable ni efficace.

Le coworking est né du besoin d’échange de la communauté grandissante des indépendants. Imaginez un espace où ces indépendants travaillent ensemble mais pour des clients distincts, un environnement stimulant, sans hiérarchie, sans compétition, sans politique, un cadre convivial et cosy. Des lieux comme cela existent: ce sont les espaces de coworking.

Mutualiser et partager: les expériences du passé

Les pratiques associées au coworking pré-existaient à sa terminologie. Les premières colocations d’espace de travail ne datent pas d’hier… Les formes les plus proches de ce qu’on appelle aujourd’hui coworking se trouvent dans le milieu artistique.

Les ateliers d’artistes qui apparaissent au 19ème siècle étaient proches des espaces de coworking modernes : des espaces qui regroupent des individus mettant en commun des ressources et échangeant des idées pour nourrir leur créativitéLa Ruche (L’autre ruche…) fondée en 1902 par Alfred Boucher en est un exemple. Les monastères ou les kibboutz sont aussi des sources d’inspirations. Ces pratiques étaient autrefois celles de quelques individus en marge du système; aujourd’hui ces pratiques se généralisent.

L’origine du coworking

Parmi les pionniers de cette nouvelle tendance, l’histoire cite Brad Neuberg qui crée en 2005  The Hat Factory à San Francisco. Certains citent également des initiatives antérieures, comme Affinity Lab à Washington.

Le mouvement du coworking trouve ses origines dans le monde du numérique. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ont permis le développement d’un nouveau mode d’organisation du travail. Les acteurs de la révolution des NTIC sont à l’origine de multiples pratiques collaboratives ; ce sont eux qui ont lancé les premiers barcamp, les premiers Jelly et créé les premiers espaces de coworking. Aujourd’hui encore les espaces de coworking sont bien souvent teintés de cette culture open-source.

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La révolution du monde du travail

Si le coworking n’est pas né hier, impossible de nier qu’il se passe quelque chose… La révolution technologique que nous avons évoquée plus haut s’accompagne de changements de mœurs. Nous assistons à une révolution culturelle profonde dont le coworking n’est qu’une facette.

L’article Wikipédia le souligne bien: « cette nouvelle forme de travail remet en question fondamentalement les anciennes théories pyramidales du travail. Aujourd’hui, le travail se fait en réseau par une agrégation ponctuelle de compétences se formant et se reformant selon les projets, plus rapide et flexible que les structures très hiérarchisées des entreprises. » Le travail n’est plus un lieu mais ce que l’on fait.

Le coworking: le futur du travail

La mobilité et la recherche de flexibilité est de moins en moins l’apanage d’un petit groupe au mode de vie marginal et de plus en plus un mouvement de société. La liberté, l’échange, l’équilibre vie privée et vie professionnelle ne sont plus seulement les idéaux de quelques récalcitrants mais plutôt les valeurs d’une nouvelle génération.

Dans un espace de coworking, les membres sont complémentaires et signent des contrats entre eux. On retrouve les pôles de compétence principaux de l’entreprise (créatifs, managers, communicants) ce qui permet à chaque membre un accès facile, naturel et enrichissant à des ressources humaines variées. Ajoutez à cela un cadre convivial favorisant l’échange et vous verrez y naitre des collaborations.

Un phénomène mondial en pleine explosion…

A l’heure où nous rédigeons ces lignes, on compte plus de 8200 espaces de coworking dans le monde. Ce phénomène s’organise et ces espaces forment un réseau qui dépasse les frontières. Certains espaces proposent un Pass de Coworking (Copass) qui permet aux membres d’un espace de coworking de travailler gratuitement quelques jours dans 200 espaces répartis dans plus de 40 pays. Et derrière ces espaces il y a des gens, souvent ouverts et intéressants, qui vous aiguilleront dans le développement de votre activité à l’étranger. Vous disposez ainsi de ressources autrefois réservées aux grands groupes internationaux. Vous êtes mobiles et connecté à l’échelle de la planète.

Si vous êtes entrepreneur, graphiste, développeur, journaliste, consultant, bloggeur, chercheur, ménestrel… que vous êtes attaché à votre liberté mais que vous aimez rencontrer des gens d’horizons variés sans pression autre que celle de la bière, rejoignez notre espace coworking et découvrez comment travailler dans le futur!

25 Jan

Différence entre une startup et une entreprise innovante

Différence entre une startup et une entreprise innovante

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Le terme start-up est souvent utilisé à tort et à travers pour désigner toutes les entreprises liées de près ou de loin aux technologies de l’information, de la communication et du digital.

Et c’est normal. Le numérique et la technologie sont des secteurs en forte croissance dans lesquels les entreprises qui s’y lancent ont un potentiel de croissance élevé.

D’où le terme start-up. Dans «  start-up » il y a l’idée de démarrage «  start » et l’idée de croissance forte «  up ». Il est donc facile de raccourcir le terme start-up à cette allégorie.

Pour Eric Ries, auteur du best-seller « The Lean Startup », une startup c’est « une institution humaine conçue pour créer un nouveau produit ou service dans des conditions d’incertitude extrême ».

Pour nous qui accompagnons, une start-up ne se résume pas qu’à cela. La définition d’une start-up ne peut être réduit à un état de maturité ou à un secteur d’activité.

Il est fondamental pour une entreprise de prendre conscience de ce qu’elle est réellement pour adapter sa stratégie de développement.

En fonction de ce que vous êtes, votre stratégie marketing de conquête ne sera pas du tout la même, les risques évalueront des investisseurs dans votre société seront complètement différents, votre potentiel de scalabilité ne sera pas comparable si vous êtes une startup ou une simple entreprise qui évolue dans le digital… les objectifs, vos espoirs en sont liés.

C’est quoi réellement une start-up ?

Une start-up est une entité économique que tente de résoudre un problème connu par une innovation mercatique.

Son but principal est d’anticiper les besoins et les objections des consommateurs vis-à-vis des offres concurrentes et d’y répondre avec une offre différente. Une start-up évolue donc dans un marché concurrentiel.

Son offre n’est pas une innovation technologique mais une nouvelle approche du produit.

Prenons un exemple : Uber.

uber-calle1-960x623Uber s’attaque à un besoin connu : le transport urbain. Le marché est très concurrentiel : taxi, transport en commun, voiture individuelle, vélib,… Uber a compris le “pain” (“la difficulté”) que nous avions à prendre un taxi. L’innovation d’Uber n’est pas dans le fait d’avoir créé une application mobile (donc pas dans une innovation technologique) mais dans leur clairvoyance à comprendre que nous étions tous frustrés par notre expérience de déplacement en ville (difficulté à trouver un taxi, prix, etc.) et qu’il y avait moyen de créer une nouvelle offre alternative de service de qualité. Leur innovation est dans l’offre de service, dans le mercatique.

La valeur d’une start-up n’est ni sa technologie, mais dans la faculté qu’ont ses fondateurs, ses collaborateurs à anticiper les besoins et les demandes des consommateurs. Une start-up a deux objectifs : comprendre le plus objectivement les objections de son marché et y répondre au mieux.

C’est quoi entreprise innovante

A l’opposé, une entreprise innovante est une entité économique qui crée une innovation technologique telle que, cela crée un nouveau besoin. Elle évolue donc dans un marché peu concurrentiel (voir pas du tout). Sa stratégie est d’évangéliser son marché pour faire adopter son produit.

Prenons un exemple : Apple.

Apple CEO Steve Jobs smiles as he shows off the new Macbook Air an ultra portable laptop during his keynote speech at the MacWorld Conference & Expo in San Francisco, California, 15 January 2008. AFP Photo/ Tony AVELAR (Photo credit should read TONY AVELAR/AFP/Getty Images)

Quand Apple a lancé son Apple 1, son marché n’avait pas conscience de l’usage d’un ordinateur familial. Apple a dû mettre au point un système d’exploitation,  des logiciels adaptés pour faire prendre conscience au monde de l’utilité d’un ordinateur chez soi. La stratégie de conquête d’Apple a été d’évangéliser le besoin, et non son offre.

C’est quoi une entreprise ?

Le mois dernier j’ai été contacté par deux jeunes entrepreneurs tout juste sortie de HEC me demandant ce que je pouvais faire pour eux en terme d’acquisition de trafic web. Ces deux personnes prônaient l’esprit des startups. À ma question “quelle est votre offre ?” : on me répondit “nous vendons des matelas sur internet”. “Ah. Et quelle est votre singularité ?” Réponse : “nous n’avons pas de magasin physique mais qu’en ligne”. Moi : “En quoi votre offre deviendra sciable ?”

Au final leur offre est moins variée que celle d’Amazon et logistiquement à des années lumières.

Ce n’est pas parce que vous êtes sur internet que vous êtes forcément une start-up.

Sans singularité, sans innovation, vous n’êtes qu’une simple entreprise.

Derrière cette critique sémantique, se cache une volonté de leur faire prendre conscience leur potentiel.

Dans leur cas, adopter une méthode de lean management et de Growth-Hacking peut être un vrai atout pour déceler une objection du marché du sommeil face à la concurrence actuelle.