18 Sep

L’Afrique est la nouvelle frontière pour les drones commerciaux

L’Afrique est la nouvelle frontière pour les drones commerciaux

Le premier service de livraison de drone commercial du monde fonctionne à partir d’une colline qui se cache presque au milieu du Rwanda. Une clôture de barbelé entoure un champ, une tente blanche et une tour de contrôle. De là, Zipline, une société de robotique basée à San Francisco, délivre du sang par drone à près de la moitié de tous les centres de transfusion sanguine du Rwanda. Les commandes sont faites en ligne, par SMS, par téléphone ou par WhatsApp. Un technicien se trouve dans une pièce réfrigérée où les globules rouges, les plaquettes, le plasma et le cryoprécipité sanguin, sont stockés, communiquant avec son équipe sur Slack. Une commande est arrivée à l’hôpital à environ deux heures en voiture. Le drone délivre le paquet en 20 minutes.

«Avoir un modèle éprouvé ici au Rwanda est incroyable», explique Maggie Jim, qui gère les opérations et les communications mondiales pour Zipline. Elle dit que la société parle avec d’autres gouvernements en Afrique, y compris la Tanzanie, ainsi que en Amérique latine, sur le lancement de services de drones là-bas.

Que les pays africains émergent comme un banc d’essai pour de nouvelles idées que les pays occidentaux – bloqués par des règlements stricts ou des systèmes obsolètes – sont trop lents à essayer, est devenu un récit populaire. Les investisseurs étrangers et les entreprises se méfient encore de la mise en place sur le continent alors que les startups locaux, en particulier ceux qui se trouvent en dehors du Nigeria, d’Afrique du Sud ou du Kenya, ont du mal à obtenir des fonds.

Les drones sont un domaine où les pays africains s’avèrent plus acceptables et innovants. L’industrie du drone commercial a commencé lentement dans la plupart des autres régions du monde. Les États-Unis interdisent les vols drone qui quittent la ligne de visée d’un pilote humain. En revanche, les pays africains comme le Rwanda, le Cameroun, le Malawi, l’Afrique du Sud et le Kenya sont de plus en plus ouverts à l’utilisation des drones dans le tourisme, les services de santé et le commerce électronique.

Le Kenya a récemment déclaré qu’il permettrait l’utilisation commerciale de drones. Au Malawi, des drones ont été déployés pour transférer des tests de dépistage du VIH vers et en provenance de régions rurales du Malawi. Ailleurs, ils sont utilisés pour combattre le poisson ou pour augmenter les safaris. Un démarrage camerounais appelé Will & Brothers a récemment recueilli 200 000 $ pour commencer à assembler et à produire dans les parties du pays pour les drones. Au Rwanda, une autre compagnie de drones a l’intention de construire ce qui serait le premier «port drone» civil du monde pour les livraisons commerciales et le transport de fournitures de santé.

Une start-up marocaine Atlan Space a développé des logiciels pour utiliser des drones pour surveiller l’activité maritime illégale (vidéo) comme la pêche illégale ou les déversements d’hydrocarbures. Les autorités ougandaises ont également été ouvertes, selon Moses Gichanga, fondateur de Autonomous Systems Research, un cabinet de conseil basé au Kenya. Avec le consentement du régulateur de l’aviation du pays et des autorités locales, son entreprise effectue des tests de drones aériens dans les districts de l’Est de l’Ouganda et au Malawi.

“Il existe d’innombrables cas d’utilisation pour l’Afrique”, explique Gichanga, qui répertorie l’agriculture, l’exploration minérale, la surveillance de la sécurité et la conservation, comme certaines des principales zones où les drones pourraient être déployés sur le continent.

Les livraisons par drones ont un sens, en particulier dans les pays où les routes sont mauvaises et les communautés déconnectées. Les livraisons de drones ont un sens, en particulier dans les pays où les routes sont mauvaises et les communautés déconnectées. Pendant la saison des pluies, de nombreuses routes du Rwanda sont effacées et les services de santé en cas d’urgence peuvent prendre des heures à cause du terrain accidenté du pays. La cartographie et les livraisons seraient également utiles pour l’expansion rapide des villes africaines. D’ici 2050, jusqu’à la quarantaine de la population mondiale vivra en Afrique, plus de la moitié des villes.

“Si nous pensons à l’Afrique en 2050, ce ne sera pas la même histoire. Plus de personnes, plus de besoins en sécurité, plus d’urbanisation, plus de connectivité [signifient] plus besoin de données précises pour les cartes », explique William Elong, qui a fondé Will & Brothers, qui utilise déjà des drones pour les enquêtes agricoles. Elong dit que la société a reçu plus de demandes pour ses services drone dans le commerce électronique et les soins de santé.

Elong et Gichanga citent le Rwanda comme un exemple de l’ouverture croissante du continent à la technologie drone. Au service de Zipline à Muhanga, à quelques heures au sud de Kigali, les drones sont assis dans des rangées sur un mur. Plus comme des petits avions que des quadrolters, ils volent à 100 km par heure, environ 60 milles par heure, et peuvent atteindre n’importe quelle clinique ou hôpital dans un rayon de 75 kilomètres.

Les drones suivent des routes prédéterminées qui retracent les hauts et les bas du terrain du Rwanda. Au lieu d’atterrir, les drones déposent le paquet à l’hôpital, dans une boite de papier biodégradable attachée à un parachute, puis retournent au quartier général de Zipline.

Mais même dans un pays comme le Rwanda où la technologie a été une partie essentielle des plans de croissance du gouvernement, il n’est pas clair que les drones ont l’impact le plus efficace sur les améliorations apportées aux soins de santé. Le Rwanda a élargi l’accès aux soins de santé à travers le pays et amélioré de manière spectaculaire les taux de mortalité maternelle, mais il est toujours confronté à une pénurie de travailleurs de la santé. Le pays dispose de 0,06 médecins pour 1 000 personnes (pdf), bien au-dessous du taux recommandé par l’Organisation mondiale de la santé de 2,5 agents de santé pour 1 000 personnes. En 2011, neuf anesthésiologistes et 17 chirurgiens au service d’une population de plus de 10 millions.

Zipline et le gouvernement ne divulgueront pas les coûts du service. Jim dit que le système de soins de santé dans son ensemble permettra d’économiser de l’argent en réduisant les déchets et les coûts d’inventaire.

Dans un pays avec un gouvernement connu pour surveiller ses citoyens – et accusé de disparition de rivaux et de critiques – Zipline a également dû gagner la confiance des communautés, leurs drones volent. L’équipe s’est présentée dans les événements de la mairie, montrant les photos des résidents des drones et leur assurant qu’ils sont uniquement pour la livraison. Le seul moment où les caméras sont installées sur les drones est lors des vols d’essai pour tracer les routes. “Nous voulons nous assurer que tout citoyen au Rwanda comprend ce que cela signifie quand un drone les survolent”, a déclaré Jim.

 

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06 Sep

Régulariser l’économie informelle : le défi africain

Régulariser l’économie informelle : le défi africain

L’économie informelle représente encore en Afrique jusqu’à 50 % du PIB de certains pays. Ces activités menées en dehors de toutes réglementations sont souvent le seul moyen de subsistance de la population. La structuration de l’économie est le grand défi actuel de l’Afrique. Un sujet délicat, tant les équilibres sont précaires sur le continent.

Les rues des métropoles africaines en témoignent mieux que les études les plus savantes, l’économie informelle est omniprésente en Afrique. Coiffeurs de rue, vendeurs de téléphones, marchands de fruits, mototaxis… toutes ces activités sont en effet souvent menées en dehors de toutes réglementations. Cette absence de règles (enregistrement des commerces, enregistrement des salariés, taxes, impôts, cotisations sociales) est ce qui caractérise l’économie informelle. Contrairement à l’économie souterraine qui concerne des activités illégales, l’économie informelle regroupe toutes les activités légales menées en dehors de toute réglementation.

90 % de la main d’œuvre

Le poids de cette économie peut représenter de 30 à 50 % du PIB des pays africains, selon les études menées par des organismes comme le Banque mondiale ou la Banque africaine de développement. Dans certains secteurs, l’économie informelle peut même concentrer 90 % de la main d’œuvre disponible. Souvent pratiquée par des personnes précaires, sans formation, l’économie informelle a envahi les rues africaines durant les crises des années 80. Elle représentait pour une grande partie de la population laissée à l’abandon par des Etats impuissants et (ou) corrompus, la seule chance de pouvoir subvenir aux besoins les plus élémentaires. En ce sens, l’économie informelle témoigne du grand dynamisme des populations africaines en dépit de conditions souvent contraires.

Mais cette économie informelle à un prix. Sans structuration de l’économie, les Etats ne peuvent engager les grandes réformes dont l’Afrique a besoin. Développement de l’éducation et de la formation, développement des infrastructures (électricité, routes, transports), développement des services sociaux de santé.

Des solutions africaines pour l’Afrique

De fait, les solutions envisagées par les Etats, les entreprises, les experts et les syndicats doivent être innovantes. Pour Youssouf Maiga, expert indépendant basé au Burkina-Faso, ces solutions ne peuvent être trouvées à Genève, Paris ou New-York dans les bureaux des grandes institutions internationales. Elles doivent murir dans les artères des villes africaines. « On ne pas demander aux réparateurs de téléphones qui travaillent dans les rues, de payer impôts et taxes du jour au lendemain. Mais on peut imaginer des formes de certifications de leur activité, de leur savoir-faire comme bases à la création d’une véritable corporation ».

De fait, pour de nombreux observateurs, la structuration de l’économie africaine doit d’abord faire la preuve de ses bénéfices en matière de santé, éducation, couverture chômage pour être acceptée par la population. En un mot, les Etats africains vont devoir faire la preuve de leur capacité à organiser le développement des pays. Ce n’est pas le moindre des défis que propose aujourd’hui en Afrique, l’économie informelle.

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30 Aug

L’amidon de manioc, un marché à forte valeur ajoutée

L’amidon de manioc, un marché à forte valeur ajoutée

Selon les recommandations de la FAO, les pays producteurs de manioc devraient se tourner vers la fabrication d’amidon.

Chaque année, 60 millions de tonnes d’amidon sont extraits de céréales, de racines et de tubercules. Seuls 10 % de cet amidon sont tirés du manioc, une culture qui sert d’aliment de base à des millions de personnes à faible revenu vivant en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

La production mondiale de manioc s’établit à environ 200 millions de tonnes par an. Dans un rapport, la Food and Agriculture Organization (FAO) affirme que de nombreux pays en développement pourraient renforcer leurs économies, et ainsi accroître les revenus des agriculteurs, en consacrant une plus grande partie de cette culture bon marché en amidon à valeur ajoutée. « Le manioc donne un amidon tout à fait excellent, explique Danilo Mejia, ingénieur agronome à la division des systèmes de soutien à l’agriculture de la FAO. Par rapport aux amidons issus de la plupart des autres plantes, il a une limpidité et une viscosité supérieures, et il dénote une grande stabilité dans les aliments acides. »

Comme culture, le manioc présente des avantages de production tels les rendements à l’hectare, la tolérance à la sécheresse et aux sols dégradés. Comme source d’amidon, il est hautement compétitif : la racine contient plus d’amidon, en poids sec, que presque toutes les autres cultures vivrières, et il est facile à extraire à l’aide de technologies simples. De plus, les prix à l’exportation, actuellement de 225 dollars la tonne pour la fécule superfine de Thaïlande, sont plus bas que ceux de la fécule de pomme de terre, de maïs et de blé produite dans l’Union européenne et aux Etats-Unis. Cependant, si la demande mondiale d’amidon de manioc n’a cessé d’augmenter au cours des 25 dernières années, seule la Thaïlande a effectué la transition vers des produits destinés à l’industrie de transformation.

En dehors du Nigeria et de l’Afrique du Sud, l’industrie d’extraction de l’amidon est quasiment inexistante en Afrique, qui produit pourtant plus de 100 millions de tonnes de manioc par an. « Dans la majorité des pays d’Afrique tropicale, la racine de manioc est une denrée de base qui constitue une réserve importante en cas de perte d’autres cultures vivrières, et de plus en plus une culture de rente pour le marché urbain, indique NeBambi Lutaladio, du service des cultures et des herbages de la FAO. Les politiques gouvernementales ne tendent guère à promouvoir la production d’amidon de manioc, même si plusieurs pays importent des amidons qui pourraient être produits localement. » Selon l’étude, les pays tropicaux importent chaque année de l’amidon de maïs pour une valeur supérieure à 80 millions de dollars, alors que la quasi-totalité des importations pourraient être remplacée par de l’amidon de manioc local.

« Par ailleurs, poursuit Lutaladio, il n’existe aucune tradition publique de recherche et développement, et le secteur privé rechigne à investir dans la recherche pour améliorer les technologies de transformation du manioc à cause du manque de protection des brevets. » La mise en place d’une amidonnerie moderne coûte un capital de 8 à 10 millions de dollars et des fonds supplémentaires pour couvrir les coûts de gestion durant les premières années. De plus, Lutaladio explique qu’une industrie viable d’extraction en Afrique « nécessite des mécanismes de cultures sous contrats et de vastes plantations utilisant des variétés à haut rendement et des technologies après récolte capables de traiter de grandes quantités de matières premières ». Actuellement, la culture de manioc est le fait de petits cultivateurs qui préfèrent vendre leur production en tant qu’aliment lorsque les prix du marché du frais sont élevés.


L’exemple de la Thaïlande

La Thaïlande est  le premier producteur mondial d’amidon de manioc. Son industrie a démarré il y a à peine 50 ans et s’est rapidement développée dans les années 1990.  Le programme gouvernemental de promotion de l’amidon de manioc a permis l’introduction de variétés à haut rendement mises au point à partir de croisement entre les espèces locales et d’Amérique latine. En 1996, le manioc amélioré couvrait 380 000 hectares, soit près du tiers de la surface cultivée en manioc du pays. Le manioc amélioré produit aujourd’hui jusqu’à 20 tonnes de racines à l’hectare pour une production totale de 36 millions de tonnes par an. La Thaïlande utilise 50 % de sa récolte (18 millions de tonnes) pour en extraire environ 2 millions de tonnes d’amidon. La moitié est exportée vers le Japon et Taïwan de plus en plus sous forme d’amidon modifié à haute valeur ajoutée.

Le pays se penche également sur l’utilisation de l’amidon comme matière première pour la fabrication d’éthanol carburant. La principale société pétrolière thaïlandaise vient d’annoncer la réalisation d’une étude de faisabilité pour utiliser le manioc dans une usine visant à produire un million de litres de biocarburant par jour. Selon l’étude, une tonne de manioc ayant une teneur de 30 % en amidon pourrait donner 280 litres d’éthanol à 96 %.

« La Thaïlande a montré ce qui peut être accompli en tirant parti d’une main-d’œuvre bon marché, de faibles coûts de transport et d’une commercialisation efficace des produits. Si davantage de pays considéraient le manioc comme un produit de base stratégique pour l’industrie, cela favoriserait le développement de leurs secteurs alimentaire, agricole et industriel, et contribuerait en outre à l’emploi rural et urbain. Toutefois, la clé de la réussite pour les nouvelles entreprises voulant pénétrer sur ce marché sera un capital suffisant et des approvisionnements réguliers d’amidon répondant aux spécifications des utilisateurs, le tout à un prix compétitif », conclut Lutaladio.

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30 Aug

Google lance un programme de formation technologique et un fond pour l’Afrique

Google lance un programme de formation technologique et un fond pour l’Afrique

Alphabet Inc’s Google vise à former 10 millions de personnes en Afrique en compétences en ligne au cours des cinq prochaines années dans le but de les rendre plus employables, a déclaré son chef de la direction jeudi.

Le géant de la technologie des États-Unis espère également former 100 000 développeurs de logiciels au Nigéria, au Kenya et en Afrique du Sud, a déclaré un porte-parole de l’entreprise.

La promesse de Google a marqué l’expansion d’une initiative qu’elle a lancée en avril 2016 pour former les jeunes africains en compétences numériques. Il a annoncé en mars qu’il avait atteint son objectif initial de formation d’un million de personnes.

La société s’engage à préparer encore 10 millions de personnes pour des emplois dans le futur au cours des cinq prochaines années, a déclaré le chef de la direction de Google, Sundar Pichai, lors d’une conférence d’entreprise dans la capitale commerciale nigériane de Lagos.

Google a déclaré qu’il offrirait une combinaison de formation en personne et en ligne. Google a déclaré sur son blog qu’il réalise la formation en langues, y compris le swahili, le haoussa et le zoulou et essaie de faire en sorte qu’au moins 40 p. 100 des personnes formées soient des femmes. Il n’a pas dit combien coûte le programme.

L’Afrique, avec sa croissance rapide de la population, la chute des coûts de données et l’adoption massive de téléphones portables, ayant largement recours à un ordinateur personnel, est tentant pour les entreprises technologiques. Des dirigeants comme le président de Alibaba Group Holding Ltd Jack Ma ont également récemment visité des parties du continent.

Mais des pays comme le Nigéria, le Kenya et l’Afrique du Sud, que Google a déclaré qu’il viserait initialement pour sa formation aux développeurs mobiles, pourraient ne pas offrir autant d’opportunités que les entreprises chinoises et indiennes.

Les lacunes en matière de richesses engendrissent qu’une grande partie de la population dans des endroits comme le Nigeria a peu de revenus disponibles, alors que l’adoption mobile tend à favoriser des modèles de téléphones plus basiques. Combiné à de mauvaises infrastructures de télécommunications, cela peut signifier un ralentissement et moins de navigation sur Internet, dont les entreprises technologiques comptent pour gagner de l’argent.

Google a également annoncé son intention de fournir plus de 3 millions de dollars en financement sans frais, mentorat et espace de travail à plus de 60 start-ups africaines sur trois ans.

En outre, YouTube lancera une nouvelle application, YouTube Go, visant à améliorer la diffusion vidéo sur les réseaux lents, a déclaré Johanna Wright, vice-présidente de YouTube.

YouTube Go est testé au Nigeria en juin, et la version d’essai de l’application sera offerte dans le monde plus tard cette année, at-elle déclaré.

 

 

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30 Aug

A 26 ans, il reçoit 10 millions de dollars pour sa start-up

A 26 ans, il reçoit 10 millions de dollars pour sa start-up

Un entrepreneur nigérian de 26 ans travaille à transformer la façon dont les banques et les entreprises procèdent aux paiements en Afrique.

Iyinoluwa Aboyeji, co-fondateur de Flutterwave, une API de paiement conçue pour simplifier les paiements – espère utiliser la plate-forme pour intégrer plus d’Africains dans le secteur financier traditionnel.

Le start up, qui a récemment reçu 10 millions de dollars de fonds provenant des investisseurs américains, intègre les sociétés financières et les autres fournisseurs de services de paiement dans sa plate-forme dans le but de minimiser le fardeau des dépenses supplémentaires que les entreprises doivent supporter lors de la réalisation des paiements.

«Notre infrastructure de paiement de bout en bout couvre tous les aspects du traitement des paiements; De fournir les paiements Gateway API à la gestion des risques et du règlement des paiements « , déclare Flutterwave sur son site web.

« Cela réduit le besoin de multiples intégrations de passerelle de paiement héritées qui augmentent le risque de paiements échoués ».

Les banques à travers l’Afrique adoptent cette plate-forme car elles leur ont permis de maintenir une expérience numérique transparente pour leurs clients.

C’est un système de paiement unique qui se connecte directement aux cartes locales et internationales ainsi qu’aux systèmes de transfert d’argent mobile et aux comptes bancaires à travers le continent, ce qui permet aux utilisateurs d’envoyer et de recevoir de l’argent partout dans le monde.

Changer le visage de l’Afrique

Flutterwave, une start-up de Silicon Valley, compte Y Combinator, Omidyar Network et Social Capital comme certains de ses principaux investisseurs.

Actuellement, l’entreprise traite plus de 1,2 milliard de dollars de paiements numériques dans 10 millions de transactions et accepte 350 devises dans 30 pays africains. Tous les commerçants sont facturés à de petits frais de service, dont un petit pourcentage concerne les banques.

Le siège social de la société est situé à San Francisco, aux États-Unis, mais il possède également des bureaux au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud.

Aboyeji, qui est également le fondateur d’Andela – une plate-forme en ligne reliant les entreprises aux meilleurs développeurs de logiciels africains – attribue l’idée de commencer Flutterwave au désir d’améliorer la vie grâce à la technologie.

Le codeur brillant a quitté Andela en août de l’année dernière pour démarrer Flutterwave avec l’aide d’un groupe de banquiers, d’ingénieurs et d’entrepreneurs africains.

Il a également travaillé comme conseiller chez Africa Angels Network (maintenant CRE VC), qui est actuellement le plus important fonds d’amorçage en Afrique avec plus de 18 investissements dans neuf pays.

Aboyeji est titulaire d’une licence en études internationales, études juridiques et développement international de l’Université de Waterloo  et un diplôme scolaire de l’Ontario en anglais, en économie, études juridiques et développement

international du Columbia International College.

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23 Jul

Zoom sur Linda Ikeji,la bloggeuse la plus influente et la mieux payée du Nigéria.

Zoom sur Linda Ikeji,la bloggeuse la plus influente et la mieux payée du Nigéria.
Moins connue dans le monde francophone, Linda Ikeji est une vraie star au Nigéria. Cette ancienne mannequin est la première à avoir montré que le blogging pouvait rendre riche. Elle fait d’ailleurs désormais partie des plus grandes fortunes et célébrités de son pays, avec des revenus estimés à 1 millions de $ par an. Comment cette jeune femme issue d’une famille modeste en est-elle arrivée là ?
D’une enfant de famille modeste à la femme d’affaire millionnaire

Second enfant d’une famille originaire de Nkwerre, Linda a appris dès son plus jeune âge à se responsabiliser, elle a pris conscience du rôle qu’elle avait au sein de sa famille. À 18 ans, elle entame des études d’anglais à l’université de Lagos. Pour arrondir ses fins de mois, elle fait du mannequinat et enchaîne les petits boulots de serveuse mais aussi de rédactrice. Même si cela ne payait pas beaucoup, elle n’a pas baissé les bras et a continué afin de nourrir sa famille. Mais Linda se fit une promesse qu’elle a tenu : « Un jour, je réaliserai quelque chose. Tout l’argent que je gagnerai sera mon argent que j’aurai mérité. Aucun Homme ne m’enlèvera ma dignité, c’est tout ce que j’ai. »

En 2004, elle obtient son diplôme de l’université de Lagos puis débute le blogging comme Hobby avec lindaikeji.blogspot.com. À l’époque, internet n’était pas aussi développé qu’aujourd’hui et devait donc passer des heures dans des cybercafés. C’est en 2007 qu’elle est devenue une bloggeuse active. Sa spécialité : les potins de people, mais aussi les faits divers et le divertissement, sans d’ailleurs forcément demander l’autorisation aux publications d’origine.

Petit à petit, le blog de Linda Ikeji devient une référence et est de plus en plus visité. Elle passe progressivement de centaine de visiteurs par mois au million. En prenant conscience de l’importance que gagnait son blog, elle prit son activité au sérieux et se mit vendre des espace de publicité et des bannières. D’ailleurs, le bandeau en haut du site vaudrait un peu plus de 4000 dollars. Des estimations révèlent que les revenus de son blog peuvent atteindre le million de dollar par an grâce aux annonces publicitaires.

Ainsi, c’est sans capital que Linda Ikeji, partie de rien, a débuté son business et est devenue la bloggeuse la plus influente et la mieux payée du Nigéria. Le secret de son succès, c’est d’abord sa proximité avec les vedettes nigérianes. Cet ex-mannequin fréquente le gratin de Nollywood, de la musique, de la politique et de la finance.

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Un projet d’aide aux femmes « I’d rather be self made ; No thanks »

Parallèlement, elle conduit un projet social nommé « I’d rather be self made ; No thanks” (je préfère être une self-made ; non merci) qui suit ce qu’elle s’est toujours promis. A travers ce dernier elle accompagne des jeunes femmes âgées de 16 à 25 ans qui souhaitent développer un business. Plus récemment, elle a crée sont propre réseau social, nommé Linda Ikeji Social qui compte déjà des milliers d’utilisateurs.

Considérée comme une des personnes les plus influentes du paas, les hommes politiques essaient de se rapprocher de Linda Ikeji pour séduire la jeunesse. Lors de l’élection présidentielle et de celle des gouverneurs en avril 2015, des dizaines de milliards de dollars ont été dépensés pour des influenceurs et Linda a touché sa part du gâteau. L’ex-Président Goodluck Jonathan au pouvoir jusqu’en mai 2015 a tout fait pour se rapprocher d’elle comme de nombreux people et stars de Nollywood. Sa proximité affichée avec les vedettes avait aidé l’ancien chef de l’Etat à être élu une première fois en 2011. Mais quatre ans plus tard, cela n’a pas suffi à lui faire conserver ses fonctions.

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Entre fascination et répulsion

Linda Ikeji suscite à la fois un sentiment de fascination et de répulsion. Dans les milieux des hautes personnalités, elle est crainte et détestée. Cela s’explique par ses posts parfois enragés capables de détruire des réputations. Mais la jeune femme reste un modèle pour des millions de Nigérianes rêvant d’accéder à son monde de paillettes. De plus, elle reste un exemple d’émancipation pour de nombreuses jeunes filles dans un pays où de nombreuses femmes ont du mal à acquérir leur indépendance.

On ne peut que prédire que son marché a un potentiel encore très important et ce d’autant plus qu’elle n’ignore rien du marketing.  A l’heure actuelle, selon les chiffres, 30% des 180 millions de Nigérians bénéficient d’un accès à internet. D’ici à 2050, le pays devrait compter plus de 400 millions d’habitants, dont de nombreux connectés. Le potentiel de progression de blogs tels que celui de Linda Ikeji est donc particulièrement important. Sans oublier que les rumeurs sur les hauts placés et les faits divers ont le vent en poupe.

Par Céline Bernath -Amina Mag